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mercredi 17 avril 2019

Les plus belles pochettes d'albums français


C'est en lisant un article dans le journal El País, consacré aux meilleures pochettes d'albums de l'histoire de la musique et écrit par María Díaz del Río épaulée par une douzaine de professionnels du secteur que le diabl@gueur a eu l'idée d'ajouter son petit grain de sable à l'histoire de la conception graphique des disques. Quelles sont les plus belles pochettes d'albums français? Voilà la question sur laquelle va se pencher l'auteur de ces mots. Ces belles pochettes des vinyles qui ont failli mourir avec l'apparition du triste CD sont encore et toujours de bien beaux objets qu'on adore si on est amateur de musique. Une belle pochette, c'est comme une belle couverture pour un livre ou une BD, c'est bien la première chose qui nous frappe et qui nous donne envie d'aller voir à l'intérieur. On a tous d'ailleurs nos disques et nos livres préférés où souvent la pochette ou la couv' y est pour quelque chose. On n'imagine guère, par exemple, les mythiques albums Nevermind (Nirvana) ou The Velvet Underground & Nico sans leur superbe pochette. Aussi géniaux à l'intérieur qu'à l'extérieur, ces disques!




Soit dit en passant, la pochette classée première dans l'article de María Díaz est celle du Never mind the Bollocks des Sex Pistols, ce qui fera bien plaisir à une très bonne amie, fan du groupe de Rotten et cie. Mais aujourd'hui il ne s'agira pas de musique anglo-saxonne mais de musique bien française. Cocorico! Voici donc une sélection d'albums français qui ont compté dans l'histoire de la musique et dont les pochettes plaisent au diabl@gueur. Sélection subjective comme de coutume qui nous fera voyager dans le temps depuis les années 60 jusqu'au début des années 1990. La semaine prochaine, ce sera le tour des décennies suivantes. Qu'on se le dise!

Toutes les pochettes de l'époque yéyé se ressemblent un peu et ne sont pas terribles, il faut bien le dire. Retenons quand même celle du premier album (1966) de Jacques Dutronc où le chanteur apparaît le doigt levé comme un prof (de la déconnade?). La photo en pied au grand angle épousant toute la diagonale du 33 tours fut prise par Jean-Marie Périer, un des photographes en vogue de l'époque. Pour la petite histoire, il s'agissait officiellement du fils de l'acteur François Périer mais en réalité le père biologique n'était autre que le chanteur Henri Salvador. 


Toutes les pochettes de Françoise Hardy sont sublimes car son beau visage y est toujours depuis la 1er album publié en 1962 jusqu'au dernier en date en 2018. Peu importe qu'elle ait 18 ans ou 75. On choisira celle de l'album Comment te dire adieu (1968), c'est la seule où elle n'est pas en photo mais superbement dessinée par l'illustrateur Jean-Paul Goude


Voici un chanteur trop méconnu par le grand public mais adoré par le diabl@gueur, il est vrai que le champion des calembours, contrepèteries et autres paronomases n'est pas mort avant-hier. Le cliché de cet album (1969) réalisé par Stan Wiezniak illustre parfaitement le personnage, son hélicon (qui joue encore de ce merveilleux instrument aujourd'hui?) sur l'épaule et les yeux levés au ciel, comme s'il était affligé par l'audace de son dernier jeu de mot. 


Pour beaucoup, le meilleur album (1971) de Gainsbourg (pour ne pas dire de la chanson française en général), un disque aussi culte que sa pochette montrant Jane Birkin déguisée en Lolita. Le jean déboutonné de la soi-disant ado ajoute du piquant à la photo, pourtant la provocation ne fut pas intentionnée. Tout simplement la chanteuse était enceinte de Charlotte et ne pouvait plus fermer son pantalon. On doit la cliché au photographe français Tony Frank, grand collaborateur de Gainsbourg et de beaucoup d'autres grandes vedettes de l'époque.


On reconnaît les pochettes de Gérard Manset au premier coup d'oeil tout comme on reconnaît sa musique au premier coup d'oreille. Tout est très personnel chez le chanteur de Saint-Cloud, original et différent. Parmi tous ses albums, la pochette de son sixième album (1978) a toujours fasciné le diabl@gueur et 2870 est sans doute l'album le plus proche de ce rock progressif tellement à la mode dans les années 70. La pochette a d'ailleurs été conçue par l'agence graphique Hipgnosis qui réalisa entre autres les pochettes de Pink Floyd. Ça se voit!


Avec ou sans Eli, Jacno (alias Denis Quilliard) aura marqué les années 80 avec sa tecno pop néo-yéyé comme lui-même l'a définie. Une musique aussi simple et (faussement) innocente que la merveilleuse pochette de son premier EP (1979) éponyme. Qu'il était beau, Jacno, presque aussi beau que feu Bowie à qui il ressemblait diablement. 


Téléphone, le plus grand groupe de rock français, se devait d'avoir une belle pochette. Sans doute la plus spectaculaire fut celle de leur 2ème album Crache ton venin (1979). Réalisée par Jean-Baptiste Mondino, on y voit les quatre membres du groupe debout mais à l'intérieur sous un calque où étaient imprimés leurs vêtements, on tombait sur les membres du groupe presque tout nus (voir ci-dessous à la fin du billet).



Les groupes punks proposent toujours une musique qui ne laisse pas indifférent, leurs pochettes ne sont jamais en reste. Né autour de 1975 à Lyon, Starshooter fit preuve d'une sacrée modernité avec la pochette de leur troisième album (1980), signée Kiki Picasso du collectif Bazooka. Superbe!


Voici un des disques français préférés des années 80 du diabl@gueur et la pochette y est sans doute pour beaucoup. Ce deuxième et dernier album (1982) du groupe Taxi Girl semble bien prémonitoire du destin du groupe et aussi de son génial chanteur (Daniel Darc) qui se sera suicidé très très lentement. Au final, une pochette culte réalisée par le mythique Jean-Baptiste Mondino, qui aura pris en photo pratiquement tout le joli monde du spectacle depuis Madonna à Bjork en passant par Mylène Farmer, Les Rita Mitsouko, Prince, Alain Bashung, Étienne Daho, Vanessa Paradis, Texas, Tarantino, Tom Waits et bien d'autres. La classe!


Pochette mythique pour un groupe et un album mythiques. Bérurier Noir fut sans doute le groupe plus percutant de la scène punk et alternative française des années 80. Publié en 1985, Concerto pour détraqués fut l'album de référence du groupe et la pochette dans le style très caractéristique du groupe fut conçue par Zeeman.


La pochette du premier album (1987) de L'Affaire Louis' Trio a tout pour plaire aux amateurs de BD et en particulier aux fans de la ligne claire. Le regretté Hubert Mounier, le leader du groupe, était lui-même auteur de BD, pourtant c'est un certain Yves Chaland qui dessina la pochette joyeuse et festive comme aucune autre.



1 commentaire:

  1. À propos de pochettes superbes, j'ai toujours bien aimé celles à Pink Floyd, par exemple Dark Side of the Moon, Wish you Were Here, The Wall et tellement d'autres. En fait, j'aurais du mal à en choisir une.

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