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mercredi 22 novembre 2023

Faut pas prendre les cons pour des gens 4

Les amateurs de bédé humoristique sont gâtés dernièrement. Après la parution de L'iris blanc, autrement dit Astérix à la sauce Fabcaro sorti le 26 octobre dernier, voici que déboule le 4ème tome de Faut pas prendre les cons pour des gens de l'ineffable Emmanuel Reuzé. On l'attendait puisque l'auteur continuait de faire le bonheur des lecteurs de Fluide Glacial mais il a fallu patienter deux longues années depuis novembre 2021 où paraissait le tome 3. D'ailleurs à l'époque, Reuzé avait eu droit à un billet dans ce blog, les plus fidèles (et surtout les moins amnésiques) d'entre nous s'en souviennent sûrement. Ce brave Reuzé revient aussi cynique et drôle que d'habitude, n'épargnant aucun sujet de société. Une société qui n'en finit pas de lui filer matière à réflexion (et à rigolade) alors il s'en donne  à cœur joie, s'emparant de ses pires travers et les tordant jusqu'au ridicule pour en dénoncer les failles et les aberrations. Épaulé par ses deux compères scénaristes, Vincent Haudiquet et Jorge Bernstein (sans oublier Nicolas Rouhaud et Muriel Bordier), Emmanuel Reuzé se renouvelle dans ses thèmes et n’épargne aucun sujet pour faire la démonstration de la bêtise ordinaire. Tous les faits de société qui le dérangent sont autant de thématiques traitées dans ce nouvel album : racisme, exclusion, écologie, handicap, sexisme, inflation, intelligence artificielle, emplois fictifs, chirurgie esthétique, logement, chasse, etc. Ce 4ème tome est à la hauteur des trois précédents et on peut augurer un grand succès pour une série qui a déjà vendu la bagatelle de 600.000 exemplaires. L'humour noir et absurde à la Monty Python, Gotlib ou Desproges est loin d'être enterré même si notre époque ne s'y prête pas trop. Cliquez sur l'annonce ci-dessous pour savourer quelques planches.


dimanche 12 novembre 2023

Le nouvel Astérix est arrivé

 

Après quelques billets consacrés au rugby, on revient sur une autre passion du diabl@gueur la bédé. L'événement de cet automne dans les librairies est évidemment la parution du 40ème album d'Astérix avec du changement dans l'équipe aux manettes de la série. On le savait depuis quelques mois, Fabcaro devait remplacer Jean-Yves Ferri et on attendait avec impatience les nouvelles aventures du célèbre Gaulois version Fabrice Caro. Ce remplacement sera apparemment momentané, Ferri, souhaitant se consacrer à d'autres projets, reviendrait à la plume des prochaines aventures des irréductibles gaulois. Alors évidemment comme de coutume, le succès commercial est au rendez-vous. Peu importe que le millésime soit bon ou mauvais, chaque nouvel album du célèbre gaulois fait un triomphe et L'iris blanc ne déroge pas à la règle se classant en tête des ventes dans les librairies de France et de Navarre. Côté critique, ce n'est pas toujours gagné d'avance mais ce nouvel album signé Fabcaro a reçu un bon accueil dans la presse. Il n'y a vraiment que Télérama qui se montre peu enthousiaste devant ce 40ème album d'Astérix ("Fabcaro n’a pas trouvé la potion magique" ou encore "l’auteur de “Zaï zaï zaï zaï” n’a pas fait souffler de vent frais sur l’irréductible village breton"). Le reste de la presse se montre plus magnanime  depuis Le Monde ("un nouvel « Astérix » bon pour les zygomatix") jusqu'au Figaro ("Astérix par Fabcaro, une potion magique pour un best-seller assuré") en passant par Libération ("Un Astérix sans bagarre, déjà, tu peux pas"), L'Express ("malgré la grosse machinerie, ne boudons pas notre plaisir"), Le Point ("Astérix contre la bien-pensance") ou L'Obs ("Fabcaro s’est glissé avec une facilité déconcertante dans l’esprit de René Goscinny"). Pour compléter ce billet, le diabl@gueur vous laisse un lien avec les premières planches de la bédé histoire de vous mettre l'eau à la bouche et deux vidéos assez illustratives.