Pages

jeudi 13 juin 2019

Vrai ou fake?


Deuxième billet consacré au magazine NEON avec en vedette aujourd'hui une autre de ses rubriques, amusante, originale et franchement millenial, What a fake? Nous savons tous ce qu'est une "fake news", expression doublement horrible dans le fond et la forme. Depuis octobre 2018, la commission d’enrichissement de la langue française conseille d'ailleurs d'utiliser le terme "information fallacieuse" ou le néologisme "infox" (tout aussi laid que l'expression d'origine). Ceux-ci ont été préférés à "craque", "fallace", "infaux", "infausse" ou "intox". Vous l'avez compris, ce sont ces fausses nouvelles qui font tant de bruit dernièrement et avec lesquelles NEON nous amuse à chaque numéro grâce à sa rubrique marrante. Du coup, le magazine offre au diabl@gueur un jeu tout fait clé en main. Merci NEON! Cela s'appellera Vrai ou fake? et il s'agira pour vous de découvrir les fausses nouvelles ou les infox parmi d'autres nouvelles parues sur le web. NEON présente la chose ainsi.



jeudi 6 juin 2019

Les NEONogismes



Parmi les magazines que le diabl@gueur apprécie et qu'il recommande vivement (surtout aux profs), il y a sans doute NEON. Anciennement mensuel devenu bimestriel en avril 2018, cette publication, née en 2013, en est à son numéro 71 et s'adresse tout particulièrement aux millennials de tout poil. Ce qui surprend quand ouvre le magazine, c'est son approche originale et innovante, comme par exemple, de proposer dans chaque numéro une playlist avec un morceau idéal à écouter pour chaque article ou encore d'organiser un RDV à l'aveugle entre deux lecteurs/lectrices célibataires dans le Café Neon. Et oui, il s'agit peut-être du seul magazine au monde ayant un café associé, situé au 26, rue de Doudeauville (on adore ce mot!) dans le 18ème à Paris, en plein quartier de la Goutte-d'Or.


N'étant jamais allé au Café Néon, le diabl@gueur ne pourra pas en dire plus, par contre, sur le magazine, il y a matière à discuter et à écrire. Parmi toutes les rubriques que la rédaction de Néon propose dans son journal, il y en a trois qui amusent beaucoup le blogueur que voici et qui sont vraiment dans l'air du temps. Il s'agit de What the fake?, des Savoirs inutiles et des NEONogismes. On se penchera aujourd'hui sur ces derniers. Qu'est-ce qu'un neonogisme et à quoi ça sert? Et bien ça ne sert à pas grand chose puisque c'est un néologisme inventé par la rédaction du magazine. Enfin ça sert un peu à rigoler et aux élèves de FLE à améliorer leur vocabulaire puisque, à l'origine du neonogisme, il y a toujours un mot ou une expression existants.


mercredi 29 mai 2019

Cannes pour les cadors


Ça y est, le joli tapis rouge, les smokings et les robes du soir ont été remballés. Le verdict est tombé samedi dernier et notre Almodóvar national est une fois de plus reparti bredouille. Le prix d'interprétation décerné à Antonio Banderas ne sera peut-être pas suffisant pour consoler le cinéaste espagnol. La Palme d'Or revient comme l'année dernière au cinéma asiatique, en effet, après celle remportée par le merveilleux film japonais Une affaire de famille en 2018, c'est le film sud-coréen Parasite de Boong Joon Ho qui a gagné le gros lot. Décidément le cinéma asiatique a le vent en poupe tout comme les indécrottables frères Dardenne après avoir empoché leur énième récompense pour leur fim Le jeune Ahmed. Le cinéma américain aura fait chou blanc également malgré les Tarantino, Malick et autre Jarmusch. Au dire de certains des chanceux (critiques ou journalistes) invités à Cannes, l’édition 2019 aura été à la hauteur des attentes. Évidemment le palmarès ne convainc pas tout le monde et certaines voix discordantes laissent entendre que les films d’Arnaud Desplechin (Roubaix, une lumière), Corneliu Porumboiu (Les Siffleurs), Marco Bellocchio (Le Traître), Justine Triet (Sibyl) ou d'Abdellatif Kechiche (Mektoub My Love: Intermezzo) auraient mérité meilleur sort. Il faudra voir, en attendant le diabl@gueur vour propose de mesurer vos forces avec un second questionnaire pas piqué des hannetons sur le fameux festival. Ce sera Cannes pour les cadors! Qu'on se le dise!


1ère question: Cette année, on a célébré l'édition nº... du festival.
62
72
82

mardi 21 mai 2019

Cannes pour les nuls


Parlons cinéma aujourd'hui puisque le Festival de Cannes bat son plein depuis une semaine. Il y a peu d'événements cinématographiques qui puissent rivaliser en importance et en glamour avec ce festival, à part sans doute la sacro-sainte cérémonie des Oscars ou peut-être les festivals de Berlin et Venise. En tout cas, en France, c'est tout un événement et, pour tous les cinéphiles, deux petites semaines de rêve à marquer dans le calendrier. Ces derniers seront d'ailleurs ravis de la sélection que présente le festival dans son édition 2019. En effet la liste des cinéastes en lice impressionne et la bataille sera rude entre Almodovar, les frères Dardenne, Desplechin, Dolan, Kechiche, Jarmusch, Joon Ho, Loach, Malick ou Tarantino. De même parmi les films hors compétition, plusieurs donnent vraiment l'eau à la bouche comme le documentaire sur Maradona ou le biopic sur Elton John, le dernier Nakache-Tolédano (Hors normes), le dernier Lelouch (Les plus belles années d'une vie), le nouveau Nicolas Winding Refn (Too old to die young) ou encore les films de Gaspard Noé (Lux aeterna) et Nicolas Bedos (La belle époque). Même la sélection Un certain regard offre quelques titres fort appétissants comme les films d'animation de Mattoti (La fameuse invasion des ours en Sicile), Breitmann (Les hirondelles de Kaboul) ou Zu Feng (Liu Yu Tian) sans oublier les films de Christophe Honoré (Chambre 212) et Bruno Dumont (Jeanne). En définitive voilà un bel aperçu des films que l'on pourra voir l'année prochaine et il faudra attendre le 25 mai prochain pour connaître le palmarès 2019 qui fera probablement couler beaucoup d'encre. Pendant ce temps, le diabl@gueur vous propose d'évaluer vos connaissances sur le sujet du festival à travers un questionnaire. Aujourd'hui la version facile d'où le titre du billet Cannes pour les nuls. En faites-vous partie?


1ère question: Le Festival de Cannes a toujours lieu au mois de ...
avril
mai
juin

mardi 14 mai 2019

Que faire de Notre-Dame?


Que l'on soit croyant ou pas, nous avons tous été plus ou moins bouleversés en apprenant la nouvelle de l'incendie de Notre-Dame. Toutes proportions gardées, la catastrophe nous a étrangement rappelé celle des Tours Jumelles de New York (terroristes et victimes en moins bien heureusement) et certains journalistes de déclarer que ce 15 avril dernier restera comme le 11 septembre des Français. En effet, bien plus qu'un simple monument, c'est un véritable symbole qui a brûlé il y a un mois et comme a écrit un certain Victor Hugo, "chaque face, chaque pierre du vénérable monument est une page de l'histoire du pays". Et c'est bien vrai qu'elle a toujours accompagné le peuple français durant les épisodes les plus dramatiques ou les plus joyeux de son histoire (depuis 1163 en tout cas). On comprend donc les larmes du 15 avril dernier. Mais aussi le soulagement qui a gagné la population en entendant Saint-Macron annoncé fièrement que la cathédrale serait reconstruite en 5 ans et surtout quand les millions d'euros ont commencé à pleuvoir comme s'il n'y avait pas de lendemain. Actuellement il y a peut-être assez d'argent pour reconstruire la cathédrale et en faire une ou deux répliques en banlieue parisienne ou à Valenciennes. En l'occurrence, jamais un proverbe ne pouvait mieux tomber que le fameux "À quelque chose malheur est bon" et ce sont surtout les artisans, restaurateurs, maçons, architectes et autres entrepreneurs du bâtiment qui se frottent les mains en imaginant le beurre qu'ils vont pouvoir mettre dans leurs épinards. À présent une autre grande question se pose, que faire de Notre-Dame? Reconstruire la cathédrale telle qu'elle était ou profiter de l'occasion pour bâtir un temple nouveau et moderne à l'image de la Sagrada Familia de Barcelone, par exemple. Le débat est lancé et nous connaîtrons bientôt la décision qui sera prise. 

mardi 7 mai 2019

Jean-Pierre Marielle


Ces dernières semaines ont été plutôt tristounettes pour la France, outre l'incendie de Notre-Dame, on a appris également la disparition de quelques personnalités importantes du monde du spectacle. En effet, pratiquement coup sur coup, Dick Rivers, Jean-Pierre Marielle et Anémone ont tiré leur révérence. On se penchera aujourd'hui sur le plus célèbre des trois, un des acteurs préférés du diabl@gueur et de beaucoup d'autres Français. Voici comment ouvrait le 13 heures de France 2 le 25 avril dernier.





samedi 27 avril 2019

Les plus belles pochettes d'albums français (2)


Deuxième et dernier billet sur les plus belles pochettes de la musique française, on parcourra aujourd'hui ces 30 dernières années (de 1990 à 2019). Ce sont les années du règne du CD ce qui n'a pas entamé l'imagination et la créativité des designers. À présent que le CD est en déclin et que le vinyle reprend du poil de la bête, la pochette de disque a peut-être encore des beaux jours devant elle. Cependant certaines têtes pensantes augurent la disparition du format album dans un futur hyper-numérique, seul le clip vidéo survivrait à ce raz de marée technologique. Qui vivra verra! En attendant jetons un coup d'oeil émerveillé sur les pochettes que ce diable de blogueur a choisi pour notre gouverne

Le duo Ringer-Chinchin a beaucoup compté dans la musique des années 80 et 90 en France et les pochettes de leurs albums ne sont pas passées inaperçues. On retiendra celle de leur 4ème CD intitulé Système D (1993), aussi folle et délurée que leur personnalité unique. C'est un certain Stéphane Sednaoui qui réalisa cette belle pochette en 1993 avant de travailler pour d'autres  grandes vedettes (Björk, Red Hot Chili Peppers, Tricky, NTM, Madonna, MC Solaar ou Mick Jagger).

mercredi 17 avril 2019

Les plus belles pochettes d'albums français


C'est en lisant un article dans le journal El País, consacré aux meilleures pochettes d'albums de l'histoire de la musique et écrit par María Díaz del Río épaulée par une douzaine de professionnels du secteur que le diabl@gueur a eu l'idée d'ajouter son petit grain de sable à l'histoire de la conception graphique des disques. Quelles sont les plus belles pochettes d'albums français? Voilà la question sur laquelle va se pencher l'auteur de ces mots. Ces belles pochettes des vinyles qui ont failli mourir avec l'apparition du triste CD sont encore et toujours de bien beaux objets qu'on adore si on est amateur de musique. Une belle pochette, c'est comme une belle couverture pour un livre ou une BD, c'est bien la première chose qui nous frappe et qui nous donne envie d'aller voir à l'intérieur. On a tous d'ailleurs nos disques et nos livres préférés où souvent la pochette ou la couv' y est pour quelque chose. On n'imagine guère, par exemple, les mythiques albums Nevermind (Nirvana) ou The Velvet Underground & Nico sans leur superbe pochette. Aussi géniaux à l'intérieur qu'à l'extérieur, ces disques!




Soit dit en passant, la pochette classée première dans l'article de María Díaz est celle du Never mind the Bollocks des Sex Pistols, ce qui fera bien plaisir à une très bonne amie, fan du groupe de Rotten et cie. Mais aujourd'hui il ne s'agira pas de musique anglo-saxonne mais de musique bien française. Cocorico! Voici donc une sélection d'albums français qui ont compté dans l'histoire de la musique et dont les pochettes plaisent au diabl@gueur. Sélection subjective comme de coutume qui nous fera voyager dans le temps depuis les années 60 jusqu'au début des années 1990. La semaine prochaine, ce sera le tour des décennies suivantes. Qu'on se le dise!

Toutes les pochettes de l'époque yéyé se ressemblent un peu et ne sont pas terribles, il faut bien le dire. Retenons quand même celle du premier album (1966) de Jacques Dutronc où le chanteur apparaît le doigt levé comme un prof (de la déconnade?). La photo en pied au grand angle épousant toute la diagonale du 33 tours fut prise par Jean-Marie Périer, un des photographes en vogue de l'époque. Pour la petite histoire, il s'agissait officiellement du fils de l'acteur François Périer mais en réalité le père biologique n'était autre que le chanteur Henri Salvador. 

jeudi 4 avril 2019

Renaud chez les Ch'tis


Revenons à nos Ch'tis chéris, si vous voulez bien, pour nous rappeler que bien longtemps avant Dany Boon, Renaud Séchan avait lui aussi mis l'accent sur les Ch'tis. En effet, le chanteur (lui-même petit-fils de Ch'tis) avait consacré un album à sa terre d'origine juste après avoir tourné le film Germinal (hautement conseillé tout comme le livre de Zola). Cela donna l'album Renaud cante el'Nord, publié en 1993 et entièrement chanté en ch'ti. Pendant le tournage du film, ce fut le coup de foudre entre les figurants nordistes du film et le chanteur parigot. Le courant passa immédiatement et sans doute que la bière y fut pour beaucoup comme on peut apprécier sur les vidéos suivantes. 


 



Le résultat de cette rencontre fut (hormis les litres de bière ingurgités) l'album Renaud cante el' Nord avec lequel l'interprète réussit l'exploit de vendre 350.000 copies d'un CD chanté entièrement en patois. L'album fut aussi récompensé par une Victoire de l'album de musiques traditionnelles en 1994. Ce fut le triomphe des Ch'tis treize ans avant le film de Boon. L'album contient 12 chansons dont le diabl@gueur a repêché deux titres. La premier extrait fait référence au penchant prononcé pour la bière que partag(eai)ent Renaud et les Ch'timis. Ça donne "I bot un d'mi" c'est-à-dire On boit un demi. Tout un programme!

 

mercredi 27 mars 2019

La Ch'tite Famille


À l'occasion de la projection du film La Ch'tite Famille dans notre chère école, il a beaucoup été question cette semaine de cette étrange peuplade du nord de la France. Il s'agit du deuxième film que Dany Boon consacre à sa région d'origine et à ses habitants, le premier ayant été le célébrissime Bienvenue chez les Ch'tis qui a récolté le succès que l'on sait et inspiré d'autres films du même tonneau en Espagne et en Italie. Dans ce dernier film, le réalisateur joue toujours la carte ch'timi mais en développe moins l'aspect culturel que linguistique. Voilà peut-être le seul intérêt du film dont le scénario ne casse pas trois pattes à un canard (fût-il ch'ti) c'est à dire un cours accéléré de ch'timi. L'objet de ce billet ne sera autre d'ailleurs que de compléter la leçon magistrale de Dany Boon. Est-ce vraiment nécessaire, vous demanderez-vous peut-être en sourdine?

Il se trouve que, étant belge de naissance, le diabl@gueur voue une tendresse particulière pour ses Ch'timis qu'il considère un peu comme ses compatriotes ou même ses cousins germains. Mais en plus pour couronner le tableau, étant aussi asturien d'origine, l'auteur de ces mots a constaté les étranges similitudes existant entre Asturiens et Ch'tis. Il y a d'abord la même situation géographique dans leur pays respectif (au nord et au centre), le même passé industriel et minier, le même goût immodéré pour l'alcool et finalement la même bonhomie avenante mâtinée d'une certaine rudesse dans les manières. Belges, Ch'timis, Asturiens,  même combat! Et puis le diabl@gueur ne sait pas trop pourquoi ni comment mais le parler ch'timi lui rappelle beaucoup le parler asturien et le fait rire aux larmes alors que le catalan, le basque ou le provençal le laissent plutôt de marbre. Avant de passer aux choses sérieuses, un petit résumé de ce que signifie être ch'ti, expliqué par un autre grand humoriste de la région, j'ai nommé Norman



mardi 19 mars 2019

Tartrais et les gilets jaunes


Comme promis, voici le 3ème billet consacré au dessinateur Tartrais avec les dessins que lui a inspirés le mouvement des gilets jaunes. Contrairement à ce qu'il dessine pour le magazine Le Point, l'auteur réalise aussi un travail d'un style différent beaucoup plus en phase avec l'actualité. Dans ces dessins, les héros ne sont plus monsieur et madame Tout-le-monde mais plutôt les Macron, les Trump et compagnie. À propos de gens célèbres, l'artiste se mue en professeur sur YouTube où il nous apprend à dessiner ces personnages hauts en couleur. Ce sont les tutos de Tartrais dont voici un exemple.



Vous avez reconnu Macron, la première "victime" des tutos de Tartrais et aussi la principale tête de turc des gilets jaunes qui nous occuperont aujourd'hui. Ce fut le premier tuto de la série, suivront Brigitte Macron, Sarkozy, Trump, Poutine, Lepen, Merkel, Kim Jung Un, le pape et j'en passe et des meilleurs. Avec Tartrais c'est facile de dessiner! Quoique... Aujourd'hui il ne vous faudra pas gribouiller pour imiter Tartrais mais au contraire associer les dessins suivants et le contenu des bulles que vous trouverez à la suite mais dans le désordre. Bon travail!


lundi 11 mars 2019

Tartrais et la technologie


Deuxième billet sur le dessinateur Erik Tartrais, ce qui est plus que mérité tellement l'artiste nous fait rigoler que ce soit dans le magazine Le Point ou sur son blog à découvrir d'urgence. Dernièrement Tartrais s'en est donné à coeur joie avec le mouvement des gilets jaunes. Il n'y a pas de doute, les célèbres protestataires ont bien inspiré l'auteur, le diabl@gueur reviendra d'ailleurs très prochainement sur ses dessins consacrés aux gilets jaunes. Désopilant! Aujourd'hui nous nous pencherons sur un autre sujet de prédilection de Monsieur Tartrais, la technologie. À la question qu'on se pose assez souvent de savoir si la technologie rend l'humain plus intelligent ou plus con, Tartrais a trouvé la réponse. Voyez vous-mêmes en associant les légendes aux dessins ci-dessous. Bon Tartrais!


vendredi 1 mars 2019

La procrastination


Quel est le mot le plus laid de la langue française? La liste est certainement longue mais on y trouvera sans doute le mot procrastination, assez horrible phonétiquement mais pas sémantiquement puisqu'il s'agit tout simplement de la tendance à tout remettre au lendemain, à ajourner, à temporiser (dixit Larousse). Pas de quoi fouetter un chat, il y a de bien pires défauts et sinon que celui qui n'a jamais procrastiné, ne serait-ce qu'une seule fois, nous jette la première pierre. Si le mot est laid, c'est d'ailleurs la faute au latin et à son "procrastinatio", les Romains étant déjà à l'époque de grands procrastineurs (qui l'eût cru). 

En France, on associe habituellement le mot à l'écrivain Marcel Proust qui devait être aussi un procrastineur invétéré, ce qui expliquerait son chef d'oeuvre À la recherche du temps perdu. Du côté des Anglo-Saxons, on citera Mark Twain et Oscar Wilde qui se disputent au paradis des écrivains pour la paternité de cette citation hiper-procrastineuse, "Il ne faut jamais faire demain ce que vous pourriez remettre à après-demain", à moins que ce ne soit finalement Alphonse Allais, le père de la créature. Plus près de nous, Steve Jobs avait la réputation de sombrer souvent dans la procrastination mais lui le faisait de façon stratégique. Le créateur de Apple n'associait pas celle-ci à la paresse ou à l'apathie mais plutôt à une manière d'attendre le bon moment pour agir. Apparemment c'est bon pour la créativité, il faut savoir attendre que vienne l'inspiration.



D'une manière plus générale, dans cette société qui est la nôtre, obsédée par la réussite et l'immédiateté, la procrastination ne serait-elle pas notre meilleure alliée contre le stress, l'anxiété et le burn-out qui nous guettent? Un autre de nos grands penseurs, Edouard Punset considère par ailleurs que notre cerveau a inévitablement tendance à procrastiner et qu'il est inutile de résister. Dans un élan de générosité immense, le diabl@gueur (procrastineur professionnel) vous offre donc 10 conseils pour mieux procrastiner.