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dimanche 13 octobre 2019

Question de genre 3


Le sujet paraît inépuisable, voici donc le 3ème billet consacré au genre des substantifs. La semaine dernière, quelques pistes sur l'origine de cette difficulté bien française avaient été avancées, la principale étant, comme bien souvent dans la langue de Voltaire, l'absence de règle claire. La plupart du temps, les Français et les francophones se fient à leur instinct et parfois ça foire comme il a été démontré ici-même grâce aux Grosses Têtes. C'est particulièrement compliqué quand le nom commence par voyelle et qu'il est d'usage peu courant car le truc habituellement utilisé, c'est d'accoler au nom un déterminant (un et une le plus souvent) et choisir celui qui sonne le mieux. Avec les noms commençant par consonne, on a le choix (le, un, mon, ton, son, ce) tandis que si le nom commence par voyelle le seul déterminant qui indique phonétiquement le genre, c'est l'article indéfini au singulier. Par exemple, l'harmonica, mon harmonica, ton harmonica, son harmonica, cet harmonica n'indiquent pas phonétiquement si le nom est masculin ou féminin. Le seul déterminant qui marque le genre ce sera donc un et une. Bref, avec certains substantifs, on entend assez rarement la marque du genre dans la langue courante, d'où le doute qui s'installe dans certains cas. Les Espagnols sont bien mieux lotis dans leur langue, même si parfois on utilise l'article masculin avec certains noms féminins ("el aula", "el ala", "el aura", etc...) ou balance entre les deux genres ("el mar" et "la mar"). Les apprenants hispanophones ont la vie plus facile sur ce point et pourraient même faire meilleure figure que les propres francophones avec ces substantifs au genre difficile en français. Surtout si le mot existe en espagnol avec la même forme comme, par exemple, "tentaculo", "hemisferio", "acné" ou "orbita", l'apprenant espagnol trouvera facilement le genre du nom en français car le plus souvent le genre est le même dans les deux langues pour ces mots appartenant à la langue soutenue. Par exemple, le Français doutera peut-être sur le genre du mot icône, l'Espagnol point du tout avec le mot en espagnol ("icono"). Ainsi sur les 50 noms proposés dans les deux billets précédents, l'apprenant espagnol moyen trouvera le genre correct d'au moins 20 substantifs, ce qui est un score plus qu'honorable. Et sur les 30 substantifs suivants quel sera votre score?

dimanche 6 octobre 2019

Question de genre 2


Les plus observateur·rice·s d'entre vous auront remarqué que tous les mots au genre difficile de la semaine dernière commençaient tous par consonne. Est-ce à dire que les mots commençant par voyelle ne présentent aucune difficulté quant à leur genre? Que nenni! Bien au contraire, c'est justement avec les mots commençant par voyelle et h muet que les Français et les francophones en général ont le plus de difficultés, surtout s'il s'agit de langue soutenue. Ainsi le Français moyen n'aura aucun doute sur le genre des mots armoire, exemple, idée ou olive mais face à d'autres comme apostrophe, équinoxe, oasis ou icône, il fera piètre figure. Si nous vîmes la semaine dernière les grosses têtes de sexe féminin suer sang et eau avec les mots cartouche, hécatombe, amour, stalagmite et orgue. Regardez à présent comment se comportent les garçons soi-disant grosses têtes devant le même exercice périlleux.



Pas terrible, n'est-ce pas? Et pourtant Jeanfi JanssensPhilippe Geluck, Florian Gazan, Philippe Manoeuvre et Jean-Marie Bigard ne sont pas censés être des ignares analphabètes, pas plus que les dames (ou demoiselles) de la semaine dernière (Arielle Dombasle, Michèle BernierRoselyne BachelotCaroline DiamentChantal Ladesou). Pourquoi donc les francophones ont-ils autant de doutes sur le genre des substantifs alors que par exemple les Espagnols ou les Italiens n'en ont point? Et bien tout simplement parce que la chose est si subtile et irrégulière en français qu'ils se voient forcés de travailler à l'instinct ou à l'oreille avec le résultat constaté. On se pose à soi-même la question "c'est un orque ou une orque?" et on balance ce qui sonne le mieux. Malheureusement ça ne marche pas toujours. On a parlé la semaine dernière des noms qui peuvent être à la fois masculin et féminin mais il y a aussi (comme expliquait très bien Madame la ex-ministre Roselyne Bachelot) les noms amour, délice et orgue qui sont masculin au singulier et féminin au pluriel (mais pas toujours!!!). On approfondira un peu plus la semaine prochaine sur les causes et origines de cette difficulté grammaticale bien française et aussi sur les solutions possibles. En attendant à vous de suer sang (masculin) et eau (féminin) avec ces 30 noms commençant par voyelle ou h muet. Attention danger!

dimanche 29 septembre 2019

Question de genre


Qui a dit que le français était facile? Une langue qui se révèle inextricable et mystérieuse pour ses propres utilisateurs ne peut être considérée de la sorte. Les exemples en sont d'ailleurs multiples depuis l'ineffable règle de l'accord du participe passé jusqu'au pluriel des noms composés. Aujourd'hui on parlera d'une autre difficulté de taille, le genre des substantifs, véritable calvaire pour les apprenants étrangers (surtout anglophones). Seulement pour les étrangers? Que nenni! Les francophones peinent aussi parfois sur le sujet, demandez-leur le genre de certains substantifs comme tentacule, testicule, solde, après-midi, pétale ou bretzel. Vous serez (dés)agréablement surpris! À leur décharge, on dira magnanimement que la langue française atteint parfois des sommets de perversité grammaticale. Ainsi beaucoup de substantifs peuvent être à la fois masculin et féminin soit qu'ils puissent se référer à des choses distinctes (tour, moule, voile, poêle, manche, ...), soit qu'ils aient les deux genres tout en désignant la même chose (après-midi, météorite, enzyme, perce-neige, réglisse, ...). Comment ne pas y perdre son latin dés lors! La chose n'est donc pas simple du tout comme il sera palpable dans la vidéo suivante.



jeudi 19 septembre 2019

Tartrais et les bobos


Décidément notre ami Tartrais, le dessinateur, est une véritable mine d'or. Prolifique à souhait, il continue d'enchanter les lecteurs du magazine Le Point et l'auteur de ces mots par la même occasion. Voici donc le 4ème billet en moins d'un an, consacré à ce génial créateur qui n'en demandait pas tant sans doute. En analysant les dessins de Tartrais, on distingue clairement quelques-uns de ses sujets de prédilections, par exemple, la technologie ou les gilets jaunes (actualité oblige) qui avaient fait l'objet de deux billets en mars dernier. Depuis lors, le diabl@gueur a réalisé une autre sélection de dessins dans lesquels Tartrais se penche sur les bobos en tout genre et leurs petits travers. Inutile d'expliquer aujourd'hui ce que sont les bobos, le mot étant devenu archi connu et utilisé, cependant la signification du terme varie beaucoup selon les personnes. Ainsi ils se voient habituellement affublés d'une belle kyrielle d'adjectifs plus ou moins "gentils".


Ces vilains petits défauts, c'est ce que Tartrais croque avec son style inimitable, en nous rappelant que nous sommes tous un peu bobo sur les bords. Pas convaincus et bien jetez un coup d'oeil sur les dessins ci-dessous. Comme d'habitude, il vous faudra retrouver les textes correspondant à chaque illustration. Bon Tartrais!



mardi 10 septembre 2019

Le tour de France de la gastronomie


Les très chers élèves de notre très chère et officielle école de langues d'Avilés se souviennent peut-être de l'activité culturelle proposée par le diabl@gueur en novembre dernier. Ce fut le tour de France de la gastronomie chaleureusement accueilli par tous les participants, surtout quand les fromages et les macarons sont arrivés. Le magazine L'Express dans son numéro 3550 du 17 juillet dernier proposait également un tour du même type (vilains copieurs) qui va permettre de compléter celui de novembre dernier avec quelques mets de derrière les fagots. Comme il a été dit lors de l'activité, la France constitue un terroir inépuisable dont il est pratiquement impossible de faire le tour. Cela fera donc notre 3ème tour de France en un mois, heureusement qu'on a la frite! Si vous aimez la gastronomie et que vous en ayez l'occasion, jetez un coup d'oeil sur ledit magazine et son dossier spécial de 66 pages avec entre autres et en vrac le top 10 des glaciers, les meilleurs rosés de l'été, une sélection de restaurants locavores ou la véritable histoire du pastis. Par contre, ce que vous propose le diabl@gueur ne sera qu'un très piètre condensé dudit dossier sous forme de supplice soi-disant ludique. Reconnaissez-vous les 26 spécialités que voici?



vendredi 30 août 2019

Gorafi & Cie


Aviez-vous remarqué que les gens sont bien plus heureux en été? Les vacances, le soleil, la plage et la sangria y sont pour beaucoup mais aussi peut-être l'abandon temporaire des journaux télévisés. En effet, qui regarde vraiment les infos pendant l'été? Alors pourquoi ne pas continuer le reste de l'année? Pas de nouvelles, bonne nouvelles, comme on dit en France! Surtout que dernièrement les journaux télévisés sont devenus des véritables machines à déprimer et non à informer comme jadis. Pour s'informer sans déprimer, heureusement qu'il y a Le Gorafi, peut-être le seul journal qui vaille encore le coup en France. Le journal satirique français n'est pas tout seul d'ailleurs puisqu'on compte El Mundo Today en Espagne, De Speld aux Pays-Bas, le Waterford Whispers News en Irlande, le Lercio en Italie et finalement Der Postillon en Allemagne. Voici donc une bien belle manière de pratiquer les langues en se fendant la poire par-dessus le marché. Comme l'union fait la force, ces six journaux satiriques collaborent activement et se passent les scoops les plus importants. Il est sûr que leur travail est de plus en plus difficile car le monde est devenu si fou qu'il leur fait une concurrence déloyale et franchement dégueulasse. Trump en particulier s'est révélé comme le plus dangereux rival. Fidèle lecteur (de Gorafi pas de Trump), le diabl@gueur avait déjà consacré un billet au journal Gorafi et a découvert par la suite le journal espagnol tout aussi marrant et recommandable. Alors ne gâchons pas notre plaisir, voici quelques nouvelles parues dernièrement dans le faux Figaro histoire d'affronter la rentrée dans la bonne humeur et la gaieté.


mercredi 21 août 2019

Le Tour de France 2


On remet ça si vous voulez bien et si vous ne voulez pas, ce sera du pareil au même. C'est un autre tour de France que vous proposera gentiment le diabl@gueur avec l'inestimable collaboration du magazine L'Express qui consacrait son numéro 3552 du 21 juillet dernier aux lieux de sérénité. Où méditer tranquille, où marcher en paix, où se ressourcer dans la quiétude? Voilà ce que nous explique le journal dans un dossier spécial de 64 pages. En tout ce sont vingt "splendeurs françaises" que nous propose l'hebdomadaire sexagénaire, dans l'ensemble assez méconnues d'où l'intérêt considérable de la chose. Après la cohue infinie et surexcitée du Tour de France (ou des plages d'Ibiza), retrouvons donc calme et sérénité dans des sites uniques. Quels sites, vous demanderez-vous peut-être, rongé(e)s par la curiosité? Et bien des abbayes, des lacs, des forêts, des montagnes, des villages "propices à la méditation, à la contemplation, au repos de l'âme (et du corps) et à la découverte silencieuse" (dixit L'Express). Joli programme!




 La forêt de Brocéliande

dimanche 11 août 2019

Le Tour de France


Chaque été en France, le grand événement sportif et touristique est sans nul doute le Tour de France. Bien sûr, en dehors de son intérêt sportif, la grande boucle reste surtout un énorme machine à sous. De même que les cyclistes luttent avec ardeur pour gagner une étape ou le maillot jaune, les villes de France (et de Navarre) bataillent dur pour que la grande caravane multicolore passe par chez elles. Chaque année, 250 villes de l’Hexagone (et d'ailleurs) déposent leur dossier de candidature mais seulement une trentaine sont sélectionnées par l'organisation. Mais pour accueillir le course, il ne suffira pas de faire les yeux doux à ASO, les villes devront ouvrir leur portefeuille et payer en moyenne 60.000 euros pour accueillir un départ d’étape et 120.000 euros pour une arrivée. On peut penser qu'elles gagnent au change et que chaque euro investi en rapporte 4 au minimum à la collectivité locale. Et les coureurs combien gagnent-ils, vous demanderez-vous peut-être? Assez peu finalement si on compare avec d'autres sports bien moins fatigants et dangereux, ainsi le vainqueur gagne (outre un joli maillot jaune) 500.000 euros et chaque coureur qui termine le tour, la bagatelle de 1.000 euros tout tonds. Au total, 2,3 millions d’euros sont distribués aux coureurs, bien peu en comparaison avec les 2 millions d’euros que touche à lui tout seul le gagnant de Roland-Garros (habituellement un certain Nadal). Ne rêvez pas car vous allez gagner bien moins (hormis l'estime du diabl@gueur) avec le jeu que vous propose le tortionnaire que voici. C'est en feuilletant le magazine Géo dans son édition Hors-série juillet-août que la "bonne" idée lui en est venue. Le magazine a sélectionné 200 sites sur la route du Tour de France que le diab@gueur, dans son immense magnanimité, a réduit à 21 c-à-d une ville ou un site par étape que vous devrez reconnaître à partir des photos suivantes. En résumé, un petit tour de France (et de Belgique), quoi! Bonne route!



lundi 29 juillet 2019

Le pré-bestof 2019


Alors que l'été bat son plein de Honfleur à Tarifa, faisons le récapitulatif des sorties musicales de 2019 dans lequel seront absents les GimsFlorent PagnyM. Pokora, Naps, Keen'V et autres Jul qui ont pourtant trusté les premières places des charts depuis janvier. Cliquez sur les noms si vous voulez quand même les écouter. Ce sera à vos risques et périls! Regardons plutôt dans les sorties 2019 quelques artistes qui valent vraiment le coup, ils  seront au nombre de 33, plus nombreux donc que d'habitude car le diabl@gueur a décidé d'inclure les interprètes canadien(ne)s qui doivent normalement poireauter jusqu'à décembre. Du coup vous allez rencontrer ou retrouver Robert Charlebois, Stefie Shock, Lou-Adriane Cassidy et Bleu Jeans Bleu. De ce côté-ci de l'océan, on a applaudi le retour de Bertrand Belin, Clarika, M, Les Innocents, Les fatals Picards, Maxime Le Forestier, Tiken Jah Fakoly, Keren Ann et bien d'autres. Saluons aussi l'arrivée de quelques nouvelles recrues intéressantes comme Voyou, Pépite, Jonathan Personne (jeu de mots?), Angèle Osinski, ou Louise Thiolon. On leur souhaite tout le succès du monde et si c'est grâce au diabl@gueur et aux diablogueux, tant mieux! En avant la musique!

mercredi 17 juillet 2019

Les films français de 2019 (2)


Deuxième billet sur les films français préférés de la critique et des spectateurs pour les six premiers mois de l'année 2019. Après les films grand public, jetons notre dévolu à présent sur les films plus confidentiels. Peu de cinéastes connus donc à part peut-être Mohamed Hamidi, Benoît Jacquot, Bertrand Bonello et Hugo Gélin dont les films auraient pu être sélectionnés la semaine dernière. Parmi les 26 films choisis aujourd'hui, c'est la réalité et le drame qui mènent la danse mais aussi l'émotion, l'humanisme ou la sensibilité. Au total, on comptera 7 drames et 9 documentaires tous très différents les uns des autres. En effet, dans les drames, on découvrira des genres bien variés (historique, romantique, social, humain) et bien entendu, dans les documentaires des sujets très variés et on ne peut plus actuels sont traités depuis les gilets jaunes au rugby en passant par la jeunesse, la religion, l'écologie, la retraite ou la santé. Une bonne dose de ciné-réalité en perspective. Comme d'habitude vous pourrez voir la bande-annonce de chaque film en cliquant sur les affiches. 

vendredi 5 juillet 2019

Les films français de 2019 (1)


Enfin les vacances même si le diabl@gueur ne prendra pas totalement ses quartiers d'été pour amuser la galerie et s'étendre sur autre chose que son transat. On se "prélassera" aujourd'hui sur ce qu'aura donné cette première moitié de 2019 au cinéma, à commencer par les productions grand public. La semaine prochaine, ce sera le tour des films de cinéastes et de comédien(ne)s moins connus. Le box-office 2019 présente à la 2ème place la suite de la comédie Qu'est-ce qu'on a fait au Bon Dieu? qui s'intitule très originalement et contre toute attente Qu'est-ce qu'on a encore fait au Bon Dieu? Les commentaires de la critique et du public laissent entendre que le scénario est aussi original que le titre du film. Apparemment on n'est pas loin du navet de l'année mais le public est tombé dans le panneau puisque plus de 6 millions de spectateurs ont vu le film en salle. Seul le gros blockbuster Avengers: Endgame fait mieux et devance la nouvelle comédie de la famille Verneuil. C'est la raison pour laquelle le film n'apparaît pas dans la présente sélection où un minimum de qualité est requis. Même topo pour la suite inutile et nulle (à ce qu'il paraît) du gros succès de Chatilliez, Tanguy, le retour (classé quand même 23ème au box-office). Il faudra voir quand même! D'autre films du même acabit (ou pires) auront aussi été éjectés du présent billet comme Beaux-parents, Ni une ni deux, All inclusive, Just a gigolo ou Chamboultout. Les voix du navet sont inépuisables! Mieux vaut donc examiner les 27 films choisis par le diabl@gueur en tenant compte des bons commentaires du public et de la critique. Comme d'habitude vous pourrez voir la bande-annonce de chaque film en cliquant sur les affiches. Bonne toile!

dimanche 23 juin 2019

Les savoirs inutiles



Cette semaine, continuons à piocher dans l'incroyable mine d'or que se trouve être le magazine NEON. Après nous avoir amusés avec des néologismes et des infos pas très cathos mais quand même rigolos, feuilletons notre canard millenial et bimestriel pour tomber sur la rubrique Les savoirs inutiles. Inutile d'expliquer qu'il s'agit d'une autre section pour rire de ces blagueurs de chez NEON mais aussi une des plus anciennes et importantes du journal. Ainsi c'est la seule à avoir sa place dans le menu du site internet du magazine où vous pourrez consulter des dizaines d'autres savoirs inutiles. Ajoutons que le journal propose aussi un appli du même nom à télécharger et que le premier numéro Hors-série du bimestriel fut consacré en grande partie à cette rubrique avec quelque 774 savoirs inutiles (en hommage à la célèbre émission radio Les Grosses Têtes créée en avril 1974). Ça ne nous rajeunit pas! Mais que sont donc que ces savoirs inutiles? Et bien ce sont tout simplement ces informations, anecdotes ou statistiques sur tout et sur rien qui peuvent paraître de prime abord bien inutiles mais qui sont en fait "totalement indispensables" (dixit NEON) et qui permettent de "briller en toutes circonstances" (dixit aussi NEON). C'était et c'est encore le fond de commerce de la célèbrissime émission de RTL citée plus haut. Le diabl@gueur a fait une sélection de ces savoirs inutiles qu'il va se faire un plaisir de vous présenter pour que vous puissiez vous aussi briller de tous vos feux dans vos futurs dîners ou cocktails. En avant la machine!


jeudi 13 juin 2019

Vrai ou fake?


Deuxième billet consacré au magazine NEON avec en vedette aujourd'hui une autre de ses rubriques, amusante, originale et franchement millenial, What a fake? Nous savons tous ce qu'est une "fake news", expression doublement horrible dans le fond et la forme. Depuis octobre 2018, la commission d’enrichissement de la langue française conseille d'ailleurs d'utiliser le terme "information fallacieuse" ou le néologisme "infox" (tout aussi laid que l'expression d'origine). Ceux-ci ont été préférés à "craque", "fallace", "infaux", "infausse" ou "intox". Vous l'avez compris, ce sont ces fausses nouvelles qui font tant de bruit dernièrement et avec lesquelles NEON nous amuse à chaque numéro grâce à sa rubrique marrante. Du coup, le magazine offre au diabl@gueur un jeu tout fait clé en main. Merci NEON! Cela s'appellera Vrai ou fake? et il s'agira pour vous de découvrir les fausses nouvelles ou les infox parmi d'autres nouvelles parues sur le web. NEON présente la chose ainsi.



jeudi 6 juin 2019

Les NEONogismes



Parmi les magazines que le diabl@gueur apprécie et qu'il recommande vivement (surtout aux profs), il y a sans doute NEON. Anciennement mensuel devenu bimestriel en avril 2018, cette publication, née en 2013, en est à son numéro 71 et s'adresse tout particulièrement aux millennials de tout poil. Ce qui surprend quand ouvre le magazine, c'est son approche originale et innovante, comme par exemple, de proposer dans chaque numéro une playlist avec un morceau idéal à écouter pour chaque article ou encore d'organiser un RDV à l'aveugle entre deux lecteurs/lectrices célibataires dans le Café Neon. Et oui, il s'agit peut-être du seul magazine au monde ayant un café associé, situé au 26, rue de Doudeauville (on adore ce mot!) dans le 18ème à Paris, en plein quartier de la Goutte-d'Or.


N'étant jamais allé au Café Néon, le diabl@gueur ne pourra pas en dire plus, par contre, sur le magazine, il y a matière à discuter et à écrire. Parmi toutes les rubriques que la rédaction de Néon propose dans son journal, il y en a trois qui amusent beaucoup le blogueur que voici et qui sont vraiment dans l'air du temps. Il s'agit de What the fake?, des Savoirs inutiles et des NEONogismes. On se penchera aujourd'hui sur ces derniers. Qu'est-ce qu'un neonogisme et à quoi ça sert? Et bien ça ne sert à pas grand chose puisque c'est un néologisme inventé par la rédaction du magazine. Enfin ça sert un peu à rigoler et aux élèves de FLE à améliorer leur vocabulaire puisque, à l'origine du neonogisme, il y a toujours un mot ou une expression existants.


mercredi 29 mai 2019

Cannes pour les cadors


Ça y est, le joli tapis rouge, les smokings et les robes du soir ont été remballés. Le verdict est tombé samedi dernier et notre Almodóvar national est une fois de plus reparti bredouille. Le prix d'interprétation décerné à Antonio Banderas ne sera peut-être pas suffisant pour consoler le cinéaste espagnol. La Palme d'Or revient comme l'année dernière au cinéma asiatique, en effet, après celle remportée par le merveilleux film japonais Une affaire de famille en 2018, c'est le film sud-coréen Parasite de Boong Joon Ho qui a gagné le gros lot. Décidément le cinéma asiatique a le vent en poupe tout comme les indécrottables frères Dardenne après avoir empoché leur énième récompense pour leur fim Le jeune Ahmed. Le cinéma américain aura fait chou blanc également malgré les Tarantino, Malick et autre Jarmusch. Au dire de certains des chanceux (critiques ou journalistes) invités à Cannes, l’édition 2019 aura été à la hauteur des attentes. Évidemment le palmarès ne convainc pas tout le monde et certaines voix discordantes laissent entendre que les films d’Arnaud Desplechin (Roubaix, une lumière), Corneliu Porumboiu (Les Siffleurs), Marco Bellocchio (Le Traître), Justine Triet (Sibyl) ou d'Abdellatif Kechiche (Mektoub My Love: Intermezzo) auraient mérité meilleur sort. Il faudra voir, en attendant le diabl@gueur vour propose de mesurer vos forces avec un second questionnaire pas piqué des hannetons sur le fameux festival. Ce sera Cannes pour les cadors! Qu'on se le dise!


1ère question: Cette année, on a célébré l'édition nº... du festival.
62
72
82

mardi 21 mai 2019

Cannes pour les nuls


Parlons cinéma aujourd'hui puisque le Festival de Cannes bat son plein depuis une semaine. Il y a peu d'événements cinématographiques qui puissent rivaliser en importance et en glamour avec ce festival, à part sans doute la sacro-sainte cérémonie des Oscars ou peut-être les festivals de Berlin et Venise. En tout cas, en France, c'est tout un événement et, pour tous les cinéphiles, deux petites semaines de rêve à marquer dans le calendrier. Ces derniers seront d'ailleurs ravis de la sélection que présente le festival dans son édition 2019. En effet la liste des cinéastes en lice impressionne et la bataille sera rude entre Almodovar, les frères Dardenne, Desplechin, Dolan, Kechiche, Jarmusch, Joon Ho, Loach, Malick ou Tarantino. De même parmi les films hors compétition, plusieurs donnent vraiment l'eau à la bouche comme le documentaire sur Maradona ou le biopic sur Elton John, le dernier Nakache-Tolédano (Hors normes), le dernier Lelouch (Les plus belles années d'une vie), le nouveau Nicolas Winding Refn (Too old to die young) ou encore les films de Gaspard Noé (Lux aeterna) et Nicolas Bedos (La belle époque). Même la sélection Un certain regard offre quelques titres fort appétissants comme les films d'animation de Mattoti (La fameuse invasion des ours en Sicile), Breitmann (Les hirondelles de Kaboul) ou Zu Feng (Liu Yu Tian) sans oublier les films de Christophe Honoré (Chambre 212) et Bruno Dumont (Jeanne). En définitive voilà un bel aperçu des films que l'on pourra voir l'année prochaine et il faudra attendre le 25 mai prochain pour connaître le palmarès 2019 qui fera probablement couler beaucoup d'encre. Pendant ce temps, le diabl@gueur vous propose d'évaluer vos connaissances sur le sujet du festival à travers un questionnaire. Aujourd'hui la version facile d'où le titre du billet Cannes pour les nuls. En faites-vous partie?


1ère question: Le Festival de Cannes a toujours lieu au mois de ...
avril
mai
juin

mardi 14 mai 2019

Que faire de Notre-Dame?


Que l'on soit croyant ou pas, nous avons tous été plus ou moins bouleversés en apprenant la nouvelle de l'incendie de Notre-Dame. Toutes proportions gardées, la catastrophe nous a étrangement rappelé celle des Tours Jumelles de New York (terroristes et victimes en moins bien heureusement) et certains journalistes de déclarer que ce 15 avril dernier restera comme le 11 septembre des Français. En effet, bien plus qu'un simple monument, c'est un véritable symbole qui a brûlé il y a un mois et comme a écrit un certain Victor Hugo, "chaque face, chaque pierre du vénérable monument est une page de l'histoire du pays". Et c'est bien vrai qu'elle a toujours accompagné le peuple français durant les épisodes les plus dramatiques ou les plus joyeux de son histoire (depuis 1163 en tout cas). On comprend donc les larmes du 15 avril dernier. Mais aussi le soulagement qui a gagné la population en entendant Saint-Macron annoncé fièrement que la cathédrale serait reconstruite en 5 ans et surtout quand les millions d'euros ont commencé à pleuvoir comme s'il n'y avait pas de lendemain. Actuellement il y a peut-être assez d'argent pour reconstruire la cathédrale et en faire une ou deux répliques en banlieue parisienne ou à Valenciennes. En l'occurrence, jamais un proverbe ne pouvait mieux tomber que le fameux "À quelque chose malheur est bon" et ce sont surtout les artisans, restaurateurs, maçons, architectes et autres entrepreneurs du bâtiment qui se frottent les mains en imaginant le beurre qu'ils vont pouvoir mettre dans leurs épinards. À présent une autre grande question se pose, que faire de Notre-Dame? Reconstruire la cathédrale telle qu'elle était ou profiter de l'occasion pour bâtir un temple nouveau et moderne à l'image de la Sagrada Familia de Barcelone, par exemple. Le débat est lancé et nous connaîtrons bientôt la décision qui sera prise. 

mardi 7 mai 2019

Jean-Pierre Marielle


Ces dernières semaines ont été plutôt tristounettes pour la France, outre l'incendie de Notre-Dame, on a appris également la disparition de quelques personnalités importantes du monde du spectacle. En effet, pratiquement coup sur coup, Dick Rivers, Jean-Pierre Marielle et Anémone ont tiré leur révérence. On se penchera aujourd'hui sur le plus célèbre des trois, un des acteurs préférés du diabl@gueur et de beaucoup d'autres Français. Voici comment ouvrait le 13 heures de France 2 le 25 avril dernier.





samedi 27 avril 2019

Les plus belles pochettes d'albums français (2)


Deuxième et dernier billet sur les plus belles pochettes de la musique française, on parcourra aujourd'hui ces 30 dernières années (de 1990 à 2019). Ce sont les années du règne du CD ce qui n'a pas entamé l'imagination et la créativité des designers. À présent que le CD est en déclin et que le vinyle reprend du poil de la bête, la pochette de disque a peut-être encore des beaux jours devant elle. Cependant certaines têtes pensantes augurent la disparition du format album dans un futur hyper-numérique, seul le clip vidéo survivrait à ce raz de marée technologique. Qui vivra verra! En attendant jetons un coup d'oeil émerveillé sur les pochettes que ce diable de blogueur a choisi pour notre gouverne

Le duo Ringer-Chinchin a beaucoup compté dans la musique des années 80 et 90 en France et les pochettes de leurs albums ne sont pas passées inaperçues. On retiendra celle de leur 4ème CD intitulé Système D (1993), aussi folle et délurée que leur personnalité unique. C'est un certain Stéphane Sednaoui qui réalisa cette belle pochette en 1993 avant de travailler pour d'autres  grandes vedettes (Björk, Red Hot Chili Peppers, Tricky, NTM, Madonna, MC Solaar ou Mick Jagger).

mercredi 17 avril 2019

Les plus belles pochettes d'albums français


C'est en lisant un article dans le journal El País, consacré aux meilleures pochettes d'albums de l'histoire de la musique et écrit par María Díaz del Río épaulée par une douzaine de professionnels du secteur que le diabl@gueur a eu l'idée d'ajouter son petit grain de sable à l'histoire de la conception graphique des disques. Quelles sont les plus belles pochettes d'albums français? Voilà la question sur laquelle va se pencher l'auteur de ces mots. Ces belles pochettes des vinyles qui ont failli mourir avec l'apparition du triste CD sont encore et toujours de bien beaux objets qu'on adore si on est amateur de musique. Une belle pochette, c'est comme une belle couverture pour un livre ou une BD, c'est bien la première chose qui nous frappe et qui nous donne envie d'aller voir à l'intérieur. On a tous d'ailleurs nos disques et nos livres préférés où souvent la pochette ou la couv' y est pour quelque chose. On n'imagine guère, par exemple, les mythiques albums Nevermind (Nirvana) ou The Velvet Underground & Nico sans leur superbe pochette. Aussi géniaux à l'intérieur qu'à l'extérieur, ces disques!




Soit dit en passant, la pochette classée première dans l'article de María Díaz est celle du Never mind the Bollocks des Sex Pistols, ce qui fera bien plaisir à une très bonne amie, fan du groupe de Rotten et cie. Mais aujourd'hui il ne s'agira pas de musique anglo-saxonne mais de musique bien française. Cocorico! Voici donc une sélection d'albums français qui ont compté dans l'histoire de la musique et dont les pochettes plaisent au diabl@gueur. Sélection subjective comme de coutume qui nous fera voyager dans le temps depuis les années 60 jusqu'au début des années 1990. La semaine prochaine, ce sera le tour des décennies suivantes. Qu'on se le dise!

Toutes les pochettes de l'époque yéyé se ressemblent un peu et ne sont pas terribles, il faut bien le dire. Retenons quand même celle du premier album (1966) de Jacques Dutronc où le chanteur apparaît le doigt levé comme un prof (de la déconnade?). La photo en pied au grand angle épousant toute la diagonale du 33 tours fut prise par Jean-Marie Périer, un des photographes en vogue de l'époque. Pour la petite histoire, il s'agissait officiellement du fils de l'acteur François Périer mais en réalité le père biologique n'était autre que le chanteur Henri Salvador. 

jeudi 4 avril 2019

Renaud chez les Ch'tis


Revenons à nos Ch'tis chéris, si vous voulez bien, pour nous rappeler que bien longtemps avant Dany Boon, Renaud Séchan avait lui aussi mis l'accent sur les Ch'tis. En effet, le chanteur (lui-même petit-fils de Ch'tis) avait consacré un album à sa terre d'origine juste après avoir tourné le film Germinal (hautement conseillé tout comme le livre de Zola). Cela donna l'album Renaud cante el'Nord, publié en 1993 et entièrement chanté en ch'ti. Pendant le tournage du film, ce fut le coup de foudre entre les figurants nordistes du film et le chanteur parigot. Le courant passa immédiatement et sans doute que la bière y fut pour beaucoup comme on peut apprécier sur les vidéos suivantes. 


 



Le résultat de cette rencontre fut (hormis les litres de bière ingurgités) l'album Renaud cante el' Nord avec lequel l'interprète réussit l'exploit de vendre 350.000 copies d'un CD chanté entièrement en patois. L'album fut aussi récompensé par une Victoire de l'album de musiques traditionnelles en 1994. Ce fut le triomphe des Ch'tis treize ans avant le film de Boon. L'album contient 12 chansons dont le diabl@gueur a repêché deux titres. La premier extrait fait référence au penchant prononcé pour la bière que partag(eai)ent Renaud et les Ch'timis. Ça donne "I bot un d'mi" c'est-à-dire On boit un demi. Tout un programme!

 

mercredi 27 mars 2019

La Ch'tite Famille


À l'occasion de la projection du film La Ch'tite Famille dans notre chère école, il a beaucoup été question cette semaine de cette étrange peuplade du nord de la France. Il s'agit du deuxième film que Dany Boon consacre à sa région d'origine et à ses habitants, le premier ayant été le célébrissime Bienvenue chez les Ch'tis qui a récolté le succès que l'on sait et inspiré d'autres films du même tonneau en Espagne et en Italie. Dans ce dernier film, le réalisateur joue toujours la carte ch'timi mais en développe moins l'aspect culturel que linguistique. Voilà peut-être le seul intérêt du film dont le scénario ne casse pas trois pattes à un canard (fût-il ch'ti) c'est à dire un cours accéléré de ch'timi. L'objet de ce billet ne sera autre d'ailleurs que de compléter la leçon magistrale de Dany Boon. Est-ce vraiment nécessaire, vous demanderez-vous peut-être en sourdine?

Il se trouve que, étant belge de naissance, le diabl@gueur voue une tendresse particulière pour ses Ch'timis qu'il considère un peu comme ses compatriotes ou même ses cousins germains. Mais en plus pour couronner le tableau, étant aussi asturien d'origine, l'auteur de ces mots a constaté les étranges similitudes existant entre Asturiens et Ch'tis. Il y a d'abord la même situation géographique dans leur pays respectif (au nord et au centre), le même passé industriel et minier, le même goût immodéré pour l'alcool et finalement la même bonhomie avenante mâtinée d'une certaine rudesse dans les manières. Belges, Ch'timis, Asturiens,  même combat! Et puis le diabl@gueur ne sait pas trop pourquoi ni comment mais le parler ch'timi lui rappelle beaucoup le parler asturien et le fait rire aux larmes alors que le catalan, le basque ou le provençal le laissent plutôt de marbre. Avant de passer aux choses sérieuses, un petit résumé de ce que signifie être ch'ti, expliqué par un autre grand humoriste de la région, j'ai nommé Norman



mardi 19 mars 2019

Tartrais et les gilets jaunes


Comme promis, voici le 3ème billet consacré au dessinateur Tartrais avec les dessins que lui a inspirés le mouvement des gilets jaunes. Contrairement à ce qu'il dessine pour le magazine Le Point, l'auteur réalise aussi un travail d'un style différent beaucoup plus en phase avec l'actualité. Dans ces dessins, les héros ne sont plus monsieur et madame Tout-le-monde mais plutôt les Macron, les Trump et compagnie. À propos de gens célèbres, l'artiste se mue en professeur sur YouTube où il nous apprend à dessiner ces personnages hauts en couleur. Ce sont les tutos de Tartrais dont voici un exemple.



Vous avez reconnu Macron, la première "victime" des tutos de Tartrais et aussi la principale tête de turc des gilets jaunes qui nous occuperont aujourd'hui. Ce fut le premier tuto de la série, suivront Brigitte Macron, Sarkozy, Trump, Poutine, Lepen, Merkel, Kim Jung Un, le pape et j'en passe et des meilleurs. Avec Tartrais c'est facile de dessiner! Quoique... Aujourd'hui il ne vous faudra pas gribouiller pour imiter Tartrais mais au contraire associer les dessins suivants et le contenu des bulles que vous trouverez à la suite mais dans le désordre. Bon travail!


lundi 11 mars 2019

Tartrais et la technologie


Deuxième billet sur le dessinateur Erik Tartrais, ce qui est plus que mérité tellement l'artiste nous fait rigoler que ce soit dans le magazine Le Point ou sur son blog à découvrir d'urgence. Dernièrement Tartrais s'en est donné à coeur joie avec le mouvement des gilets jaunes. Il n'y a pas de doute, les célèbres protestataires ont bien inspiré l'auteur, le diabl@gueur reviendra d'ailleurs très prochainement sur ses dessins consacrés aux gilets jaunes. Désopilant! Aujourd'hui nous nous pencherons sur un autre sujet de prédilection de Monsieur Tartrais, la technologie. À la question qu'on se pose assez souvent de savoir si la technologie rend l'humain plus intelligent ou plus con, Tartrais a trouvé la réponse. Voyez vous-mêmes en associant les légendes aux dessins ci-dessous. Bon Tartrais!


vendredi 1 mars 2019

La procrastination


Quel est le mot le plus laid de la langue française? La liste est certainement longue mais on y trouvera sans doute le mot procrastination, assez horrible phonétiquement mais pas sémantiquement puisqu'il s'agit tout simplement de la tendance à tout remettre au lendemain, à ajourner, à temporiser (dixit Larousse). Pas de quoi fouetter un chat, il y a de bien pires défauts et sinon que celui qui n'a jamais procrastiné, ne serait-ce qu'une seule fois, nous jette la première pierre. Si le mot est laid, c'est d'ailleurs la faute au latin et à son "procrastinatio", les Romains étant déjà à l'époque de grands procrastineurs (qui l'eût cru). 

En France, on associe habituellement le mot à l'écrivain Marcel Proust qui devait être aussi un procrastineur invétéré, ce qui expliquerait son chef d'oeuvre À la recherche du temps perdu. Du côté des Anglo-Saxons, on citera Mark Twain et Oscar Wilde qui se disputent au paradis des écrivains pour la paternité de cette citation hiper-procrastineuse, "Il ne faut jamais faire demain ce que vous pourriez remettre à après-demain", à moins que ce ne soit finalement Alphonse Allais, le père de la créature. Plus près de nous, Steve Jobs avait la réputation de sombrer souvent dans la procrastination mais lui le faisait de façon stratégique. Le créateur de Apple n'associait pas celle-ci à la paresse ou à l'apathie mais plutôt à une manière d'attendre le bon moment pour agir. Apparemment c'est bon pour la créativité, il faut savoir attendre que vienne l'inspiration.



D'une manière plus générale, dans cette société qui est la nôtre, obsédée par la réussite et l'immédiateté, la procrastination ne serait-elle pas notre meilleure alliée contre le stress, l'anxiété et le burn-out qui nous guettent? Un autre de nos grands penseurs, Edouard Punset considère par ailleurs que notre cerveau a inévitablement tendance à procrastiner et qu'il est inutile de résister. Dans un élan de générosité immense, le diabl@gueur (procrastineur professionnel) vous offre donc 10 conseils pour mieux procrastiner. 

mardi 19 février 2019

Le Bestof des Bestofs


Comme promis mais avec un peu de retard, voici le Bestof des Bestofs, autrement dit un coup d'œil dans le rétroviseur musical de ces 11 dernières années depuis que cette aventure diablogueuse a commencé un déjà bien lointain 18 janvier 2011. Précédemment ce top avait vu le jour en 2009 mais dans une basique version PDF publiée sur le site de notre chère école d'Avilés et c'est en partie pour pouvoir publier ce classement annuel dans un site à la portée de tous que ce blog est né. Onze ans après, aucune liste de ce type consacrée uniquement à la chanson française ou francophone n'a été dénichée sur la toile, en tout cas aucune liste aussi complète et détaillée, c'est la raison pour laquelle il fallait créer celle-ci. Ces dernières semaines, après avoir réécouter tous les albums classés nº1 et quelques autres, l'auteur très subjectif de ce Bestof introduiraient sans doute quelques changements, certains disques paraissant finalement moins bons et d'autres meilleurs avec le recul. C'est à cet exercice récapitulatif que le diabl@gueur vous invite. N'hésitez pas à donner votre avis sur le sujet et cliquez sur les pochettes pour (ré)écouter les disques. Bon plaisir!

La première place de ce Bestof des Bestofs revient de droit à l'artiste dont l'influence a été la plus marquante ces dernières années. Ce dernier album en vie de Monsieur Bashung n'est sans doute pas à la hauteur de chefs d'oeuvre tels que Fantaisie militaire ou L'imprudence mais  aucun autre opus paru depuis 2008 ne peut rivaliser en qualité et en émotion avec ce Bleu pétrole. Surtout quand on pense que l'artiste aurait pu sortir un double album de 22 chansons avec les titres écartés à l'époque et publiés en 2018 dans l'album En amont. En définitive, un disque dont on ne peut se défaire et qui est devenu un classique. En 2008, paraissait également l'album de Christophe Aimer ce que nous sommes, un autre petit chef d'oeuvre. C'est bien entendu Bashung qui remporta la Victoire du meilleur album de chansons.