Ouvrons aujourd'hui une petite parenthèse musicale dans cet automne plutôt littéraire avec deux chansons que séparent près de 90 ans. En 1934, le chanteur Gaston Ouvrard publiait son plus grand succès Je n'suis pas bien portant. Le 23 juin dernier, Frédéric Fromet présentait sa version quelque peu modifiée sur France Inter. Tous les deux se sont illustrés dans la chanson comique, le premier dans le style comique troupier dont les plus dignes représentants furent Bourvil et Fernandel, le second adaptant de façon humoristique (et changeant les paroles) de grands succès de la chanson française. Avec le titre Je n'suis pas bien portant, Fromet s'attaque à une des chansons les plus difficiles à interpréter car Gaston Ouvrard était doué d'une diction tout à fait exceptionnelle. On notera que c'est le père de Gaston, Éloi Ouvrard, qui inventa à la fin du XIXème siècle le style du comique troupier que son fils eut la bonne idée de perpétuer dans les années 30. Le comique troupier fut "un genre à la mode pour des artistes masculins de café-concert qui, vêtus sur scène en uniformes militaires, interprétaient des monologues ou des chansons comiques liées à la vie de soldat" (dixit Wikipédia). Après la seconde guerre mondiale, ce genre musical disparut. Les deux versions traitent le même sujet à savoir la santé, dans la chanson originale, c'était celle d'un militaire, dans celle de Fromet, c'est celle de notre planète, la Terre. Une chanson on ne peut plus réelle et d'actualité quand on voit les événements qui ont eu lieu hier dans le sud-ouest de notre cher pays.
mercredi 30 octobre 2024
mercredi 23 octobre 2024
Une bonne correction
Demain paraîtra le dernier numéro du magazine Lire, le nº 535 du mois de novembre 2024. S'il y a bien un journal qui peut intéresser les littéraires de tout poil, c'est bien ce mensuel fondé en 1975 par les illustres Jean-Louis Servan-Schreiber et Bernard Pivot et qui fêtera donc dans quelques mois son 50ème anniversaire. Pour le diabl@gueur comme pour bien d'autres bibliophages, c'est un véritable plaisir que de parcourir chaque mois cette vénérable revue littéraire d'une qualité indiscutable. On y trouve évidemment les critiques et chroniques de toutes les sorties du moment (littérature française et étrangère, polars, essais, jeunesse, bande dessinées, manga, poésie, etc.), les billets de Stéphanie Hochet, Marylin Maeso, Gérard Oberlé, Patricia Reznikov, Pascal Ory, Philippe Delerm, Daniel Picouly ou Éric-Emmanuel Schmitt. Chaque numéro se termine toujours par deux rubriques habituelles du magazine, d'une part, "Les livres de ma vie" (où une personnalité dévoile six livres ayant marqué son existence) et d'autre part (et c'est tout à l'honneur de la rédaction du journal), "Le coin des indépendants" où le magazine "met en lumière quelques ouvrages signés par des auteurs et éditeurs indépendants". Et puis pour les profs de français, il y a la rubrique "La langue française" avec ses différents jeux et activités comme les très classiques mots croisés mais aussi "Qu'est-ce qu'on écrit ?", "Le mot mystère", "Le vocable du mois", "Le mot préféré de..." ou encore "Une bonne correction". On va se pencher aujourd'hui sur cette dernière qui consiste à trouver des fautes dans un extrait de roman. Le diabl@gueur en a choisi sept parus dans les derniers numéros du magazine et on commencera avec le dernier roman de Maylis de Kerangal, Jour de ressac, qui faisait partie des huit finalistes du prix Goncourt. À ce propos et pas plus tard qu'hier, ont été annoncés les 4 finalistes encore en lice pour remporter le Goncourt, il s'agit des romans de Sandrine Collette, Kamel Daoud, Gaël Faye et Hélène Gaudy. Donc, le pronostic du diabl@gueur peut encore se réaliser avec la victoire finale d'Hélène Gaudy pour son roman Archipels.
lundi 14 octobre 2024
Incipit et Goncourt
459, c'est le nombre de romans parus depuis fin août, c'est ce que les Français appellent généralement la rentrée littéraire, une jolie tradition qui n'existe pas (semble-t-il) dans d'autres pays. En effet 459 romans (311 français et 148 étrangers), c'est énorme mais moins qu'en 2023 466 et beaucoup moins qu'en 2010 avec le record historique de 701 publications. Pourquoi cette frénésie éditrice chez nos voisins français à la fin de l'été ? Tout simplement parce que l'automne est la saison des prix littéraires et donc pour gagner un des nombreux prix en lice, il faut publier en août-septembre. Alors évidemment, personne ne se voit dans l'obligation de lire les 459 romans à moins que l'on fasse partie d'un jury littéraire. C'est exactement ce dont nous entretient Éric-Emmanuel Schmitt dans le dernier numéro du magazine Lire. Il sait de quoi il parle puisqu'il fait partie de l'Académie Goncourt.
lundi 7 octobre 2024
Ça plonke et replonke encore !
Dernière livraison de cartes postales de Plonk & Replonk que vous pouvez d'ailleurs vous procurer sur le site Les belles diffusions ainsi que bien d'autres produits de cette drôle de fabrique suisse, (beaux) livres, calepins, panonceaux, autocollants, calendriers, pinaillettes et les fameux nains bétonnés que vous pourrez vous procurer pour la modique somme de 500 euros (mais tout le monde n'a pas un nain bétonné dans son jardin). Parmi tous ces produits, peut-être trouverez-vous plonkerie à votre goût et ainsi apporter votre petite contribution à une entreprise qui ne roule pas sur l'or. D'ailleurs, le collectif faillit bien mettre la clé sous la porte en 2016 mais fut sauvé par une judicieuse campagne de "plonkfunding". Pour en savoir plus sur le collectif, vous pouvez consulter en ligne en 2017 "Le beau gros livre de Plonk & Replonk", qui fait l’inventaire de leurs contributions, éditions et expositions depuis 1995. Et si vous faites un petit tour par la Suisse, sachez que l'on peut visiter depuis 2017 une exposition permanente à Porrentruy dans le Musée de l'Hôtel-Dieu avec certaines œuvres de Plonk & Replonk telles que "le Palais incongru des Raretés étonnantes" ou encore "le PIRE" qui reproduit un appartement de grand-mère aux objets détournés. Mais donnons la parole aux frères Froideveaux, invités sur le plateau de "On n'est pas couché" et interviewés par l'ineffable Laurent Ruquier en 2012.
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