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mercredi 16 septembre 2026

Ringer s'en est allée...

La triste nouvelle vient de tomber. Catherine Ringer, la chanteuse du célèbre duo Les Rita Mitsouko a quitté ce bas monde pour aller rejoindre son compagnon Fred Chichin (disparu lui aussi prématurément en 2007) au paradis des rockers. C'est une grande personnalité du monde du spectacle qui vient de disparaître comme le rappelle toute la presse française, comme, par exemple, le journal Libération qui consacre 4 pages de son édition d'aujourd'hui même ("C'était comme ça") mais aussi L'humanité ("Belle en scène comme à la ville"), Le Figaro ("La disparition d'une grande voix du rock français"), Le Parisien ("La diva rock"), Sud-Ouest ("Catherine Ringer, la disparition d'une artiste libre"), La Provence ("C'est la mort qui l'assassinée"), La Marseillaise ("La voix des Rita Mitsouko s'est éteinte"), L'Indépendant ("Une voix emblématique se tait"). Dans le panorama de la musique française du début des années 80, Catherine Ringer et ses Rita Mitsouko occupent une place à part, bien aux antipodes de "la variété bien huilée de Jean-Jacques Goldman, le carnaval tapageur du rock alternatif de Bérurier Noir ou la néo-pop dodelinante d'Étienne Daho ou Indochine" (L.J. Batista - Libération).  Excentrique, déglinguée, extravagante, sensuelle, la chanteuse avait un style unique quelque part en Nina Hagen, Dalida et la Callas dont elle était fan. En près de 50 ans de carrière, la Francilienne aura sorti 7 albums avec Les Rita Mitsouko et deux albums en solo mais c'est sur scène que la diva se montrait sous son meilleur jour comme le prouvent les excellents albums live publiés. 












Outre le premier tube, l'incontournable Marcia Baila, on retiendra surtout le 2ème album (The No Comprendo), enregistré avec le producteur américain Tony Visconti et qui est un ovni dans le paysage musical français de l'époque, mélangeant rock, pop, glam, électro, punk, variété française et chanson réaliste. N'oublions pas que Catherine écrivait aussi les textes du duo avec un talent certain qui lui valurent sans doute quelques distinctions et pas des moindres comme, par exemple, Officière (en 2011) puis Commandeure (en 2016) de l'ordre des Arts et des Lettres. Pas mal quand même pour celle qui avait fait ses premières armes dans l'âge adulte en tournant un vingtaine de films pornos, ce qui lui avait valu blâmes et insultes de la part d'un Serge Gainsbourg plus puritain que nature sur un plateau télé. Quoi qu'il en soit, la carrière de l'amie Ringer mérite le respect, la preuve avec trois de ses plus grands tubes (Marcia baila, C'est comme ça et Andy) dont les clips se révélèrent à l'époque à la pointe de modernisme et de l'avant-garde avec des créateurs devenus célèbres par la suite comme Thierry Mugler, Jean-Paul Gaultier ou Jean-Baptiste Mondino.




On termine avec deux vidéos pour en savoir un plus sur Catherine Ringer et son groupe vénéré, d'abord une interview de l'artiste sur le plateau de Taratata (cliquez sur l'image ci-dessous) et finalement toute l'histoire des Rita Mitsouko en vidéo. 










Vous pouvez accéder à la discographie intégrale (142 titres) des Rita Mitsouko sur Bandcamp. À la semaine prochaine pour de nouvelles aventures.  

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