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samedi 10 janvier 2026

Les meilleurs CD de 2025 (1)

Premier billet de l'année avec le traditionnel Bestof qui nous occupera tout le mois de janvier et qui sera décliné comme d'habitude en 4 chapitres. Ce n'est point la musique française qui aura marqué la scène internationale, un peu comme dans le 7ème art, l'Espagne tire beaucoup mieux son épingle du jeu, principalement grâce à une Catalane de 33 ans appelée Rosalía. La musique latine en général est bien la seule à rivaliser avec le monstre anglo-saxon. Mais ce qui nous intéresse, c'est la musique en français et, faute de grandes star à l'échelle mondiale, il y a toujours et quand même des albums à retenir. Ce ne sera pas le cas de certain(e)s artistes qui ont récolté les plus grands succès en 2025 mais qui ne sont peut-être pas les meilleur(e)s comme HelenaMarineGimsBoussL2BJulKeBlack ou Hamza. Simple question de goût mais vous pouvez toujours cliquer sur les liens pour écouter leurs albums. On aura écarté aussi et comme d'habitude les compilations, albums live et les disques non chantés majoritairement en français. Ça fera en tout 23 albums pour ce premier volet (53 pour le Bestof complet) que vous pourrez écouter en cliquant sur les liens proposés (plateformes streaming ou vidéos) ou sur les pochettes. Bonne écoute !


Julien Clerc "Une vie"
Chaque année qui passe les disques de variété se font plus rares dans le Bestof du diabl@gueur et le seul représentant de ce style musical ne sera autre que Julien Clerc et son 27ème album. A ses 78 ans bien tapés, le chanteur parisien pète encore la forme et signe un nouvel opus plus que respectable dont il a écrit toutes les musiques. Pour les textes, il a fait appel à quelques-unes des plus plus grandes plumes de la variété française (Serge Lama, Gaëtan Roussel, Paul Ecole, Carla Bruni, Didier Barbelivien, Benjamin Biolay). Ce dernier a pris les commandes de la production et cela se sent. Écoutez l'album sur Spotify et visionnez un clip en cliquant sur la pochette + deux autres (1 et 2).

 
Lùlù  "Éponyme"
Premier album et première apparition dans le top pour ce groupe lyonnais/marseillais qui décoiffe grave avec son style oscillant entre glam rock et power pop. Le groupe chante en italien et surtout en français et leurs mélodies se révèlent accrocheuses en diable. Quant aux paroles, elle font référence aux espoirs, aux peines de cœur, aux soirées entre potes à rire et refaire le monde et aux deux villes qui les réunit (Lyon et Marseille). À écouter les soirs de pleine lune en hurlant comme un loup. Écoutez l'album sur Bandcamp et visionnez un clip en cliquant sur la pochette + deux autres (1 et 2).


Damien Robitaille "Ultraviolet"
Comme chaque année, le Canada sera bien présent dans le bestof du diabl@gueur mais le premier représentant ne vient pas du Québec mais de l'Ontario. Damien Robitaille obtient sa deuxième sélection dans le top (huit ans après Univers parallèles classé 36ème en 2017) avec son 6ème album différent des précédents où il propose une pop éclectique et festive, fusionnant habilement des influences country, soul, gospel, disco et folk, dans une ambiance vibrante inspirée des années 70. Un disque lumineux et coloré, mêlant joie et profondeur. Écoutez l'album sur Bandcamp et visionnez un clip en cliquant sur la pochette + deux autres (1 et 2).


La Flemme  "La fête"
Voilà un autre groupe de rock qui nous vient de Marseille et signe un premier album méritant largement une place dans le top. Ce quator phocéen pratique un rock entre énergie punk festive et pop-garage et présente une carte de visite très estimable avec ce disque qui brille par sa fraîcheur, ses certitudes autant que ses failles. Un disque plein de promesses pour un groupe qui devrait gagner une place au soleil dans la scène rock hexagonale des prochaines années. Écoutez l'album sur Bandcamp et visionnez un clip en cliquant sur la pochette + deux autres (1 et 2).


Fredz  "On s'enverra des fleurs"
Déjà sélectionné dans le Bestof 2024, Fredz récidive avec son 4ème opus qui reprend la recette qui lui a valu le succès dans son pays (le canada) et aussi en France même si les influences hip-hop ont été mises de côté au profit d’incursions dans la pop, la chanson française et même le rock. Quant aux textes toujours aussi mélancoliques, le chanteur de la Rive-Sud y dépose ses doutes, ses rêves et ses blessures qui sont finalement ceux de sa génération. Écoutez l'album sur Spotify et visionnez un clip en cliquant sur la pochette + cinq autres (1234 et 5).


KCIDY  "L'immensité et l'immédiat"
On donnera volontiers à KCIDY le prix à la pochette la plus moche de l'année mais rien à voir avec le contenu de l'album, aussi bon que le précédent classé 38ème l'année dernière. La Lyonnaise continue de sortir des sentiers battus avec sa pop psychédélique et marche sur les traces d'artistes comme William Sheller ou Elli & Jacno. Côté paroles, elle raconte en clair-obscur des moments simples du quotidien, des souvenirs d’enfance, des rêves d’ailleurs. Écoutez l'album sur Bandcamp et visionnez un clip en cliquant sur la pochette + trois autres (12 et 3).


Bertrand Louis  "Stéréotype(s)"
Un peu d'humour n'a jamais fait de mal et s'il est servi par un spécialiste en la matière, il serait bête de ne pas en profiter. Bertrand Louis revient donc dans le top 15 ans après son unique apparition pour son album Le centre commercial. Si ce disque-là se révélait sombre et glauque, dans ce nouvel opus, le chanteur de Belfort se lâche totalement dénonçant les travers, les platitudes, les incohérences, les outrances, les non-sens, la médiocrité de nos sociétés actuelles, le tout avec l'esprit ingénieux et irrévérencieux qui le caractérise. Tout cela est enfilé dans un costume dans un costume électro à l’esprit très punk. Écoutez l'album sur Spotify et visionnez un clip en cliquant sur la pochette + six autres (1234, 5 et 6).


Vanessa Paradis  "Le retour de beaux jours"
Troisième apparition de Vanessa Paradis dans le top après Les sources (classé 39ème en 2018) et Love songs (classé 7ème en 2013). Pour chacun de ses albums, la star française rappelle toujours en renfort un cador de la chanson (Gainsbourg, Chedid, Biolay, Kravitz) et ce 8ème album ne déroge pas à la règle puisqu'il a été coécrit avec Étienne Daho (et Jean-Louis Pierrot). Malheureusement voilà un retour bien en demi-teinte malgré quelques titres accrocheurs ou touchants. Dommage ! Écoutez l'album sur Spotify et visionnez un clip en cliquant sur la pochette + deux autres (1 et 2).  


Yoa  "La favorite"
Après avoir été sacrée révélation féminine aux dernières Victoires de la musique, cette jeune chanteuse franco-suisse s'est imposée comme une des favorites de la scène française pop actuelle grâce à ce premier album très abouti dont les quinze morceaux se partagent entre hyperpop, reggaeton, bossa et afropop. Côté paroles, la belle ne fait pas dans la dentelle avec des punchlines aiguisés comme des couteaux. Voici peut-être la nouvelle porte-parole de cette si génération meurtrie. Écoutez l'album sur Spotify et visionnez un clip en cliquant sur la pochette + trois autres (12 et 3).    


Lou-Adriane Cassidy  "Journal d'un loup-garou"
Ce n'est pas un album mais deux qu'aura sorti Lou-Adriane Cassidy en 2025. On choisira ce Journal d'un loup-garou sorti en janvier même si le dernier (Triste animal) sorti en mai est de bon aloi également. Cette jeune Québécoise marque un jalon dans sa carrière avec ce troisième album très pop et à l'écriture plus affûtée où elle aborde le féminisme, l'amitié ou les défis de la vingtaine. Un talent à suivre. Écoutez l'album sur Bandcamp avec les paroles et visionnez un clip en cliquant sur la pochette + trois autres (12 et 3).

 
Zaza Fournier  "Fièvre humaine"
Première apparition dans ce top pour Zaza Fournier (Camille Fournier à la ville) qui pourtant officie depuis 2008 se réinventant continuellement tout au long d'une carrière peu prolifique (4 albums en 17 ans). Loin des sentiers battus, la Parisienne nous livre un disque profondément ancré dans son époque, où la poésie se mêle à une pop littéraire incisive. Un opus d’une modernité saisissante où un certain minimalisme au piano se mêle à des synthétiseurs rétrofuturistes. Écoutez l'album avec les paroles sur Spotify et visionnez un clip en cliquant sur la pochette + trois autres (12 et 3).   


Arne Vinzon  "À propos de fantômes"
Ces très dignes représentants de la scène électropop française livrent un 5ème album qui leur vaut une première apparition dans le top. Ce duo (Arnaud Vincent et Matthieu Devos) a puisé dans des inspirations aussi diverses que Paul Verlaine, Raymond Queneau ou  Shakespeare pour concocter dix chansons qui toucheront autant les amateurs de musique francophone que de musiques électroniques. On pensera à Alain Bashung, Depeche Mode ou Bertrand Belin en écoutant l'album sur Spotify. Visionnez aussi un clip en cliquant sur la pochette + deux autres (1 et 2). 


George Ka "Les rebords du monde"
Encore une belle plume à ajouter dans notre liste de favorites avec cette jeune slameuse franco-vietnamienne. George Ka (Ka comme Camille son prénom à la ville) se détache dans dans le paysage musical français en présentant des textes forts, à la fois intimistes et politiques d’une voix douce mais extrêmement déterminée. Côté musique, elle a mélangé des sonorités pop, électro et acoustiques pour peaufiner un premier album remarquable dont on appréciera spécialement le premier titre intitulé L'Espagne. Écoutez l'album sur Bandcamp et visionnez un clip en cliquant sur la pochette + deux autres (1 et 2). 


Raccoon  "Porter le coup, oublier..." 
On fait aussi du bon rap au Canada, la preuve avec Raccoon (Shamyr Daléu-Louis à la ville) dont le 4ème album au titre un peu long et bizarrre (Porter le coup, oublier. Porter la marque, se souvenir) a donné le ton dans son pays. L'opus aborde des sujets délicats (violence sur les jeunes) avec une franchise désarmante et offre une palette sonore riche et variée, où se croisent des influences drill, trap, afropop et dance. Une plongée crue et réaliste  dans le quotidien de milieux défavorisés paradoxalement très agréables à écouter. Écoutez l'album sur Bandcamp et visionnez un clip en cliquant sur la pochette + quatre autres (123 et 4).


Sophie Oz  "Songe"
Sans aucun doute voici le disque le plus doux de l'année, une véritable caresse que ce premier album en français de Sophie Oz. Cette jeune chanteuse originaire de Limoges pratique un style bien personnel entre chanson française et trip-hop. Elle nous parle du sentiment amoureux avec une délicatesse peu commune et nous emporte dans un répertoire où la mélodie tient une place essentielle aussi bien que son piano. Avis aux amateurs de Kate Bush, Beth Gibbons (Portishead), Jeff Buckley ou Patrick Watson. Écoutez l'album sur Spotify et visionnez un clip en cliquant sur la pochette + trois autres (12 et 3). 


Ariane Moffatt  "Airs de jeux"
Sans doute moins bon que son album précédent, le sublime Incarnat (classé 6ème en 2021), ce nouvel opus d'Ariane Moffatt méritait à coup sût une place de ce top. Ce 7ème album de la Québécoise est un véritable antidote à la mauvaise humeur et à la morosité et rassemble 12 titres où la disco-pop électro rencontre le R&B et le funk vibrant. Au final, un album joyeux à la fois léger et réconfortant. Écoutez l'album avec les paroles sur Bandcamp avec les paroles et visionnez un clip en cliquant sur la pochette + trois autres (12 et 3).  


Frànçois & The Atlas Mountains  "Âge fleuve"
Autre grand retour dans le top pour François Marry alias Frànçois & the Atlas Mountains qu'on n'avait pas vu dans les parages depuis 2014 avec son premier album Piano ombre (classé 10ème). Le chanteur de Saintes signe un retour subtil, mêlant poésie, fantaisie et tragédie, tout en explorant des thèmes profonds comme la mémoire ou les questionnements existentiels. Conjuguant folk, pop et jazz, le disque nous entraîne dans une atmosphère aquatique et contient des collaborations délicates avec des artistes tels que Thomas de Pourquery, Malik Djoudi ou Rozi Plain. Écoutez l'album sur Bandcamp et visionnez un clip en cliquant sur la pochette + trois autres (12 et 3).


Claire Diterzi  "Fille de"
Voici une des coqueluches du diabl@gueur qui obtient sa 4ème sélection dans le top avec ce 8ème album baroque et audacieux, fruit de son obsession pour le roman de Léon Tolstoï, Anna Karénine. Le résultat est un véritable joyau imprégné des voix bulgares et de balalaïkas où il est  question de filiation et de libération, de résistance, de mort et de résurrection. Encore une belle pièce à ajouter à un répertoire on ne peut plus fascinant. Écoutez l'album sur Spotify et visionnez un clip en cliquant sur la pochette + trois autres (12 et 3).


Pierre Lapointe  "Dix chansons démodées..."
Malin l'ami Lapointe, avant que n'importe quel nono lui lance à la figure qu'il est démodé, le chanteur l'avoue lui-même dans le titre de son dernier album. Cela fait pourtant déjà plus 20 ans que le Québécois nous enchantent avec ses chansons dans lesquelles il réussit toujours le miracle de marier classicisme et modernité. En écoutant ses chansons, on a comme l'impression que Brel ou Aznavour sont toujours bien vivants. Moins flamboyant que par le passé, le chanteur a choisi le dépouillement pour se pencher sur des thèmes tels que la mortalité, l’inégalité sociale, la tristesse, l’amour ou l’Alzheimer (de sa maman). Écoutez l'album avec les paroles sur Bandcamp et visionnez un clip en cliquant sur la pochette + trois autres (12 et 3).  


Keren Ann "Paris amour"
On retrouve avec plaisir Keren Ann six ans après son album Bleue (classé 25ème en 2019) pour un nouvel opus qui est une déclaration d'amour à sa ville d'adoption même si elle y exprime aussi la douleur, l'angoisse, l'attachement ou l'incompréhension. C'est donc le clair-obscur qui caractérise l'album et ses origines israéliennes marquent le ton eu égard aux événements ayant eu lieu dans ce pays. Une belle manière de célébrer ses 25 ans de carrière. Écoutez l'album sur Spotify et visionnez un clip en cliquant sur la pochette + trois autres (1 , 2 et 3).

 
 
Laura Cahen "De l'autre côté"
Carton plein pour Laura Cahen jusqu'à présent, trois albums, trois sélections dans le Bestof du diabl@gueur. Avec ce nouvel opus, elle s'éloigne encore un peu plus de la chanson française même si elle chante exclusivement en français car c'est bien musicalement qu'elle flirte avec l'Angleterre se réclamant davantage du songwriting anglo-saxon. La Nancéenne surprend à nouveau avec cette pop-folk céleste dont elle a le secret. Une bonne invitation au lâcher-prise. Écoutez l'album sur Spotify et visionnez un clip en cliquant sur la pochette + trois autres (12 et 3).


Mathieu Boogaerts  "Grand piano"
La dernière apparition du chanteur de Fontenay-sous-Bois remonte à 2012 c'est dire si l'attente a été longue. Dans ce 9ème album, Mathieu Boogaerts retrouve l'inspiration et redouble d'inventions mélodiques et de surprises sonores. Avec l'autodérision qui le caractérise, il partage ses questionnements autour de l’amour, de la vieillesse, des affres du quotidien et de la paternité pour un album aussi léger que poétique. Écoutez l'album sur Spotify et visionnez un clip en cliquant sur la pochette + trois autres (12, et 3).


Aya Nakamura  "Destinée"
La Beyoncé française devait bien un jour faire acte de présence dans le Bestof, ce sera chose faite avec son 5ème album où elle élargit la spectre de sa musique sans pour autant rompre avec la pop R'n'B dansante baignée de sonorités africaines et caribéennes qui ont fait son succès. Il faut reconnaître que la chanteuse franco-malienne est dotée d'un sens de la mélodie incroyable (n'oublions pas qu'elle est l'autrice des 18 titres de Destinée) et d'un charisme naturel qui font de la belle une artiste hors du commun. Écoutez l'album sur Spotify et visionnez un clip en cliquant sur la pochette + trois autres (12, et 3).


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