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mercredi 30 octobre 2024

Je n'suis pas bien portant(e)

 

Ouvrons aujourd'hui une petite parenthèse musicale dans cet automne plutôt littéraire avec deux chansons que séparent près de 90 ans. En 1934, le chanteur Gaston Ouvrard publiait son plus grand succès Je n'suis pas bien portant. Le 23 juin dernier, Frédéric Fromet présentait sa version quelque peu modifiée sur France Inter. Tous les deux se sont illustrés dans la chanson comique, le premier dans le style comique troupier dont les plus dignes représentants furent Bourvil et Fernandel, le second adaptant de façon humoristique (et changeant les paroles) de grands succès de la chanson française. Avec le titre Je n'suis pas bien portant, Fromet s'attaque à une des chansons les plus difficiles à interpréter car Gaston Ouvrard était doué d'une diction tout à fait exceptionnelle. On notera que c'est le père de Gaston, Éloi Ouvrard, qui inventa à la fin du XIXème siècle le style du comique troupier que son fils eut la bonne idée de perpétuer dans les années 30. Le comique troupier fut "un genre à la mode pour des artistes masculins de café-concert qui, vêtus sur scène en uniformes militaires, interprétaient des monologues ou des chansons comiques liées à la vie de soldat" (dixit Wikipédia). Après la seconde guerre mondiale, ce genre musical disparut. Les deux versions traitent le même sujet à savoir la santé, dans la chanson originale, c'était celle d'un militaire, dans celle de Fromet, c'est celle de notre planète, la Terre. Une chanson on ne peut plus réelle et d'actualité quand on voit les événements qui ont eu lieu hier dans le sud-ouest de notre cher pays.


mercredi 23 octobre 2024

Une bonne correction

Demain paraîtra le dernier numéro du magazine Lire, le nº 535 du mois de novembre 2024. S'il y a bien un journal qui peut intéresser les littéraires de tout poil, c'est bien ce mensuel fondé en 1975 par les illustres Jean-Louis Servan-Schreiber et Bernard Pivot et qui fêtera donc dans quelques mois son 50ème anniversaire. Pour le diabl@gueur comme pour bien d'autres bibliophages, c'est un véritable plaisir que de parcourir chaque mois cette vénérable revue littéraire d'une qualité indiscutable. On y trouve évidemment les critiques et chroniques de toutes les sorties du moment (littérature française et étrangère, polars, essais, jeunesse, bande dessinées, manga, poésie, etc.), les billets de Stéphanie Hochet, Marylin MaesoGérard Oberlé, Patricia Reznikov, Pascal Ory, Philippe Delerm, Daniel Picouly ou Éric-Emmanuel Schmitt. Chaque numéro se termine toujours par deux rubriques habituelles du magazine, d'une part, "Les livres de ma vie" (où une personnalité dévoile six livres ayant marqué son existence) et d'autre part (et c'est tout à l'honneur de la rédaction du journal), "Le coin des  indépendants" où le magazine "met en lumière quelques ouvrages signés par des auteurs et éditeurs indépendants". Et puis pour les profs de français, il y a la rubrique "La langue française" avec ses différents jeux et activités comme les très classiques mots croisés mais aussi "Qu'est-ce qu'on écrit ?", "Le mot mystère", "Le vocable du  mois", "Le mot préféré de..." ou encore "Une bonne correction". On va se pencher aujourd'hui sur cette dernière qui consiste à trouver des fautes dans un extrait de roman. Le diabl@gueur en a choisi sept parus dans les derniers numéros du magazine et on commencera avec le dernier roman de Maylis de Kerangal, Jour de ressac, qui faisait partie des huit finalistes du prix Goncourt. À ce propos et pas plus tard qu'hier, ont été annoncés les 4 finalistes encore en lice pour remporter le Goncourt, il s'agit des romans de Sandrine Collette, Kamel Daoud, Gaël Faye et Hélène Gaudy. Donc, le pronostic du diabl@gueur peut encore se réaliser avec la victoire finale d'Hélène Gaudy pour son roman Archipels.


lundi 14 octobre 2024

Incipit et Goncourt


459, c'est le nombre de romans parus depuis fin août, c'est ce que les Français appellent généralement la rentrée littéraire, une jolie tradition qui n'existe pas (semble-t-il) dans d'autres pays. En effet 459 romans (311 français et 148 étrangers), c'est énorme mais moins qu'en 2023 466 et beaucoup moins qu'en 2010 avec le record historique de 701 publications. Pourquoi cette frénésie éditrice chez nos voisins français à la fin de l'été ? Tout simplement parce que l'automne est la saison des prix littéraires et donc pour gagner un des nombreux prix en lice, il faut publier en août-septembre. Alors évidemment, personne ne se voit dans l'obligation de lire les 459 romans à moins que l'on fasse partie d'un jury littéraire. C'est exactement ce dont nous entretient Éric-Emmanuel Schmitt dans le dernier numéro du magazine Lire. Il sait de quoi il parle puisqu'il fait partie de l'Académie Goncourt.

lundi 7 octobre 2024

Ça plonke et replonke encore !


Dernière livraison de cartes postales de Plonk & Replonk que vous pouvez d'ailleurs vous procurer sur le site Les belles diffusions ainsi que bien d'autres produits de cette drôle de fabrique suisse, (beaux) livres, calepins, panonceaux, autocollants, calendriers, pinaillettes et les fameux nains bétonnés que vous pourrez vous procurer pour la modique somme de 500 euros (mais tout le monde n'a pas un nain bétonné dans son jardin). Parmi tous ces produits, peut-être trouverez-vous plonkerie à votre goût et ainsi apporter votre petite contribution à une entreprise qui ne roule pas sur l'or. D'ailleurs, le collectif faillit bien mettre la clé sous la porte en 2016 mais fut sauvé par une judicieuse campagne de "plonkfunding". Pour en savoir plus sur le collectif, vous pouvez consulter en ligne en 2017 "Le beau gros livre de Plonk & Replonk", qui fait l’inventaire de leurs contributions, éditions et expositions depuis 1995. Et si vous faites un petit tour par la Suisse, sachez que l'on peut visiter depuis 2017 une exposition permanente à Porrentruy  dans le Musée de l'Hôtel-Dieu avec certaines œuvres de Plonk & Replonk telles que "le Palais incongru des Raretés étonnantes" ou encore "le PIRE" qui reproduit un appartement de grand-mère aux objets détournés. Mais donnons la parole aux frères Froideveaux, invités sur le plateau de "On n'est pas couché" et interviewés par l'ineffable Laurent Ruquier en 2012.


lundi 30 septembre 2024

Replonkeries à gogo

Comme prévu et promis, voici une nouvelle petite couche de replonkeries à gogo. Ayant voulu en savoir un peu plus sur ce drôle de collectif helvète et vu que Wikipédia est assez chiche en infos sur le sujet, le dial@gueur a réalisé quelques recherches. Alors sachons d'abord que les frères Froideveaux viennent du Jura suisse, plus précisément d'un village du canton de Neuchâtel où la famille, paysanne et ouvrière, travailla pour les fabriques de montres de La Chaux-de-Fonds, métropole horlogère connue notamment pour ses Rolex. Dans un premier temps, celui de leur prime jeunesse, ils ont prêté main-forte dans une tâche exaltante le faillite de la petite entreprise familiale de menuiserie. Puis dans les années 90, ils capitalisent la glandouille et les petits boulots jusqu'à s'intéresser à la confection d'un fanzine pour plonger plus tard dans un patrimoine d'archives que personne n'avait jamais songé à considérer d'un œil aussi ébahi : des centaines de cartes postales Belle Époque et des albums de famille eux aussi du début du XXe siècle. Certaines cartes postales leur paraissaient tellement bizarres en elles-mêmes qu'il n'y avait rien à y changer ou ajouter pour les rendre hilarantes et d'autres leur semblaient le fruit d'un truquage. Quoi qu'il en soit ils se sont lancés corps et âme dans la confection de ces délicieuses cartes postales. Dans cette noble tâche, ils n'ont pas toujours été seuls car, à une époque, il y eut une troisième roue dans ce char qui n’en comptait que deux. Ainsi un certain Miguel Angel Morales a participé activement au développement de la Manufacture générale de grotesquerie. Né à Barcelone, ce 3ème larron a émigré avec sa famille dans le Jura quand il avait six ans et est un ami d'enfance des frères Foideveaux. Aussi timbré que ses copains, c'est tout naturellement qu'il a rallié le collectif dans les premières années. Le Plonk et Replonk est donc aussi un peu espagnol sur les bords. Quelle fierté !


lundi 23 septembre 2024

Le retour de Plonk et Replonk


Cela faisait belle lurette que le diabl@gueur n'avait pas consacré un billet à Plonk et Replonk, exactement le 22 mars 2013 qui avait été précédé un an plus tôt par un premier article. Attention, cela ne veut pas dire que, depuis 10 ans, nos braves amis helvètes ont chômé loin de là. Mais voilà, le fan que voici les avait un peu oubliés et donc il était grand temps de nous payer une belle tranche avec leurs cartes postales et autres créations. Qui sont ces deux compères ? Et bien ils se nomment Jacques et Hubert Froidevaux et le diabl@gueur les avaient définis à l'époque comme artistes-inventeurs-éditeurs-comiques. Ces deux Suisses légèrement zinzin s'amusent à détourner de vieilles cartes postales pour en faire des petits bijoux d'humour totalement déjanté et absurde. Né en 1995, le collectif Plonk et Replonk (toujours "reconnu d'inutilité publique") fêtera donc l'année prochaine son 30ème anniversaire. Qui l'eût cru ? On parlera dans un prochain billet de quelques nouveautés repérées par l'auteur de ces mots. En attendant, voici un nouvel échantillon de leurs dernières cartes postales absolument inutiles mais tellement drôles.


lundi 16 septembre 2024

Magnum

Alors que l'on fête le 10ème anniversaire du débarquement de Netflix en France (et oui déjà !), le diab@gueur s'apprête à célébrer une vieille série dont on fêtera en décembre le 43ème anniversaire de sa première diffusion sur feu Antenne 2, exactement le 13 décembre 1981. J'ai nommé Magnum. Les Français(es) d'un certain âge connaissent bien cette série au succès certain mais nos compatriotes espagnol(e)s beaucoup moins et pour cause, la série fut diffusée à l'époque sur la chaîne catalane TV3  et plus tard sur ETB,  TVG et très tardivement sur La 2 de TVE. En tous les cas, de façon assez régionale et plutôt confidentielle. Demandez à n'importe quel(le) Espagnol(e) ce qu'est Magnum, on vous répondra une glace ou une arme mais pas une série. Et c'est bien dommage car elle était vraiment chouette cette série, c'est d'ailleurs une des séries préférées du diabl@gueur pour laquelle il voue une douce affection. Pourquoi ça donc ? Et bien d'abord parce qu'elle mêlait savamment intrigue et humour, chose rare à l'époque (à part les série ColomboChapeau melon et bottes de cuir ou Amicalement vôtre). En ce sens, Magnum a marqué une époque et inspiré d'autres séries comme, par exemple, L'Agence tous risques, beaucoup plus populaire en Espagne. Les deux séries ont d'ailleurs en commun le même compositeur du générique en la personne de Mike Post, l'un des plus populaires compositeurs de musique de séries télévisées. Ah ! ce générique avec son riff de guitare endiablé, il suffit que l'auteur de ces mots l'écoute pour entrer en transe illico. 


lundi 9 septembre 2024

Mon beau maillot


Voilà septembre bien entamé et pour la majorité des mortel(le)s de ce monde, ce sera bientôt l'heure de ranger maillots de bain, bikinis et autres tangas au placard des oubliettes jusqu'à l'été prochain. S'il y a bien un vêtement symbole absolu des vacances et de la dolce vita, c'est bien le maillot de bain et sur les plages, on en voit de toutes le couleurs (et de toutes les formes), le modeste bout de tissus n'étant pas la seule cause de nos émois. Car reconnaissons-le, c'est bien à la plage et en maillot que l'être humain perd complètement son sens du ridicule et livre sa marchandise sans fard ni artifice (ou presque). Alors il en est tombé des maillots depuis les charmants et désuets modèles du XIXème siècle jusqu'au string ultra fin d'aujourd'hui et les vacances ne seraient pas les vacances sans eux et sans d'autres totems estivaux, les parasols, glacières, crèmes solaires, tongs et autres transats. Consacrons-donc la larme à l'œil un dernier billet d'été à ce délicieux petit bout de tissus que dédaignent fermement les naturistes. C'est le magazine Ça m'intéresse qui aura inspiré ce billet avec un dossier intitulé "Les petits secrets du maillot de bain" paru dans son édition de juillet et que le diabl@gueur (dans son immense mansuétude) aura tôt fait de transformer en quiz...

1ère question: La mode des bains de mer a commencé vers...
1850
1900
1920

2ème question: À cette époque, les femmes portaient un ensemble composé de tunique à manches courtes, pantalon bouffant et jupon auquel s'ajoutaient divers accessoires comme...
les gants
les voiles
les moufles


dimanche 1 septembre 2024

La rentrée 2024


1er septembre mais aussi dernier jour des grandes vacances pour tout un chacun (sauf pour les malchanceux). Demain arrive l'inévitable rentrée avec son lot de routines, retrouvailles et petites déprimes. Pas déprimé pour un rond, le diabl@gueur s'en va continuer sa petite récap de cet été dans la presse. La semaine dernière, grâce aux quiz du Libé, on a appris un tas de choses parfaitement inutiles comme, par exemple, que la peur du nombre 13 s'appelle la triskaïdékaphobie, que le chien du président Macron se nomme Nemo, que c'est bien Jean Cocteau qui créa le club des Amis des chats, que Lille détient le record de la plus longue chenille avec 4623 participants, qu'il est interdit de faire du vélo dans une piscine en Californie et de chanter dans un train sans autorisation de la compagnie ferroviaire en Écosse, que le nom de rue le plus long de France revient  à la Place de la Fontaine et des Anciens Combattants d'Afrique du Nord (commune de Châtel-Guyon), que le déguisement de carnavaleux de Dunkerque s'appelle le "cletche" en langue autochtone, qu'il existe bel et bien une Fête du slip dans la petite ville de Montcuq dans le Lot ou que le prénom le plus court le plus donné en 2023 a été El. On est guère plus avancé mais quand même... Continuant sur sa lancée, le diabl@gueur s'est penché également sur les sections "Spécial été" de trois magazines pas du tout pris au hasard tels que MarianneLe Point et le récemment rebaptisé Nouvel Obs. C'est de loin Marianne qui s'est montré le plus généreux proposant des dossiers en veux-tu en voilà depuis La folle saga du Cap d'Agde à celle de son altesse Pierre Bergé en passant par d'autres qui ont amusé ou intéressé l'auteur de ces mots comme "Le déclin de l'occident", "Repérer les bidons", "Disparu du français" ou "L'autotest". De son côté, Le Nouvel Obs présente "Les tests de l'été", des jeux (évidemment!), l'habituel billet de la spécialiste de la mode Sophie Fontanel (intitulé cet été "Dans ma valise cabine") et trois chroniques ("Souviens-toi...l'été 1944, 1970, 1989, etc", "Chronique d'Amérique" et "Les goûts de..." plusieurs personnalités parfaitement inconnues pour l'auteur de ces mots). Beaucoup plus chiche et moins original, Le Point se contente de quatre pages de la sempiternelle rubrique "Les jeux de l'été" dont le diabl@gueur aura retenu tout de même un petit échantillon ci-dessous. Pour terminer ce billet estival, vous seront proposés quelques dessins de presse tirés de Marianne et Charlie Hebdo (les plus présentables). Un petit résumé de cet été 2024, quoi !


mercredi 28 août 2024

Le quiz du jour

Comme titrait le journal Libé vendredi dernier, c'est fini la vacance pour Macron et bientôt finies les vacances pour nos pommes. Pour le quotidien au losange rouge, l'été 2024 s'est terminé officiellement le 24 août dernier et aura commencé le 13 juillet. Entre les deux, 36 éditions avec leurs rubriques estivales de bon aloi. Le diabl@gueur en aura retenu deux, "Le chiffre à la con" (sujet du billet précédent) et puis "Le quiz du jour" qui fera l'objet du présent billet. Ainsi à la dernière page de chaque numéro, le journal aura proposé à ses lecteurs un quiz sur les sujets les plus variés depuis "les villes dans les titres de chansons" aux  "mots de la fin de quelques classiques de la littérature" en passant par "les records et concours bizarres", "la quadrature du sexe", "le carnaval de Dunkerque" ou "les chiens dans la politique". Un bon plan pour apprendre quelques infos parfaitement inutiles mais sinon à quoi servent les vacances ?


mercredi 21 août 2024

Le chiffre à la con


C'est un secret pour personne et encore moins pour les lecteurs de ce modeste blog, le diabl@gueur adore éplucher la presse à la recherche de l'article intéressant, du dessin de presse rigolo ou d'une critique plaisante à lire. Pour les rédactions de journaux et magazines, la période estivale est plutôt compliquée faute de nouvelles fraîches pour boucler les éditions même si cette année les JO 2024 sont venus à la rescousse des pauvres journalistes en mal d'infos. Alors c'est l'époque des dossiers spéciaux d'été avec leurs articles plus frivoles (mais non moins intéressants), leurs jeux et autres rubriques rafraîchissantes. Bien sûr, l'actu ne chôme pas et il y a toujours des nouvelles à traiter comme avant-hier le décès de l'acteur Alain Delon, rapporté en long et en large par toute la presse comme, par exemple, Libération qui lui consacre 13 pages de son numéro du 19 août dernier. Mais le sujet du jour ne sera pas la disparition du grand comédien français sinon une des rubriques du spécial été du Libé à savoir Le chiffre à la con. Qu'est-ce que c'est donc ? Et bien voyez ci-dessous, cela va du nombre de gares dans le département du Nord au nombre de dents que perd un requin tout au long de sa vie en passant par la consommation annuelle d'œufs d'un Français ou la ville la plus éloignée de la mer dans le monde. Pas de quoi casser quatre pattes à un canard mais à quoi servent les vacances sinon ?


mardi 13 août 2024

Paris, c'est fini !

 

Et voilà la flamme olympique s'est éteinte depuis dimanche soir et pourtant deux jours après, on a encore les mirettes éblouies par les superbes moments que nous laissent ces Jeux Olympiques 2024 placés sous le signe de la parité, l'inclusion et la liberté. Bien sûr, tout n'a pas été parfait et les athlètes se sont plaints des lits et de la nourriture (pourtant supervisée par trois chefs étoilés Alexandre Mazzia, Amandine Chaignot et Akrame Benallal) du village olympique, de la qualité de l'eau de la Seine, de la profondeur de la piscine olympique, des services de transport et un long etc. Il est vrai que les sportifs de haut niveau se révèlent être parfois d'un naturel pointilleux. Tout cela n'a pas empêché les athlètes de livrer des performances extraordinaires à l'image du perchiste Armand Duplantis, de la coureuse de haies Sydney McLaughlin-Levrone, des nageurs Pan Zhanle et Robert Finke sans oublier le tir à l'arc, le pentathlon moderne, l'escalade de vitesse ou le cyclisme sur piste. Au final, une pluie de records du monde qui rappelle celle de la cérémonie d'ouverture. Côté médailles et comme prévu, la France a fait une moisson sans égale dans le passé avec 16 médailles d'or, 26 d'argent et 22 de bronze (64 au total), l'Espagne malchanceuse faisant piètre figure en comparaison (5 médailles d'or, 4 d'argent et 9 de bronze). Tout en haut du tableau, la lutte entre la Chine et les États-Unis est un fidèle reflet de la situation géopolitique mondiale actuelle (avec les Russes occupés à d'autres tâches moins olympiques). Le roi de ces JO 2024 restera à jamais le nageur Léon Marchand mais aussi d'autres étoiles du sport telles que Simone Biles, Katie Ledecky, Mijaín López ou Teddy Riner pour n'en citer que quatre. Logiquement et pour la première fois de l'histoire, ce sont 7 athlètes de 5 continents différents qui ont éteint la flamme olympique, Cindy Ngamba, Sun Yingsha, Eliud Kipchoge, Emma McKeon plus López, Marchand et Riner. Tout un symbole, un de plus ! Ce fut le clou final d'une cérémonie de clôture tout aussi spectaculaire que l'ouverture du 26 juillet dernier avec à nouveau une merveilleuse création de Thomas Jolly qui n'aura gagné aucune médaille mais aura enjolivé son CV de belle manière. Les vedettes de la chanson ont été encore une fois de la partie avec une pléiade d'artistes beaucoup plus du goût du diabl@gueur que celle du 26 juillet depuis le groupe français Phoenix jusqu'à la chanteuse Yseult en passant par Zaho de Sagazan, Angèle, Air, Kavinsky avant de laisser la place aux vedettes californiennes. Assez sidérante fut aussi la prestation du chanteur lyrique Benjamin Bernheim accompagné par le pianiste Alain Roche suspendu dans les airs à la verticale. La presse d'hier disait au revoir aux JO 2024 avec des titres tels que "Fiers de nos Jeux" (Sud-Ouest), "Une dinguerie jusqu'au bout" (Midi Libre), "Paris Jeux t'aime (Midi Sports), "La leçon olympique (Les Échos), "La magie jusqu'au bout (Le progrès),  "L'apothéose" (Le Télégramme), "L'hymne à la paix" (La Marseillaise), "Merci" (Le Parisien), "Paris gagné" (La Provence), "Les Jeux de tous le records" (Le Figaro), "Un si bel été" (Le monde), "Garder la flamme" (L'Équipe)  ou "Paris 2024, t'as de beaux jeux" (Libération). Alors bye-bye Paris 2024 et salut L.A. 2028 !


jeudi 8 août 2024

Les gueules olympiques


On se demandait dans le dernier billet le lendemain de la cérémonie d'ouverture des Jeux Olympiques si les athlètes français(e)s seraient à la hauteur du merveilleux spectacle livré au monde entier le 26 juillet dernier. À trois jours de la clôture de la compétition, la réponse est claire et nos voisins doivent se frotter les yeux en voyant le tableau des médailles. Jamais la France n'en avait récolté autant sauf en 1900 aux JO de Paris avec 103 médailles dont 27 d'or. Évidemment c'était une autre époque où à peine une trentaine de pays participaient et où plus de la moitié des athlètes (743) étaient français(e)s. Plus près de nous, le record était jusqu'à présent de 43 médailles à Pékin en 2008 mais avec seulement 7 trophées du métal le plus précieux. La meilleure récolte fut sans doute celle d'Atlanta en 1996 avec 15 médailles d'or et une sixième position dans le classement total mais ce score sera largement battu dans cette 30ème édition des Jeux Olympiques puisque la France compte déjà 14 médailles d'or, 19 d'argent et 22 de bronze (55 au total). Il reste encore 3 jours de compétition et quelques batailles épiques à l'horizon comme la finale de football (hommes) contre l'Espagne et les deux finales de basket (hommes et femmes) contre les tout puissants État-Unis. Comme prévu, ce sont la natation, le judo et l'escrime qui ont rapporté le plus de médailles sans oublier la relative surprise du cyclisme. D'ores et déjà, on peut affirmer que le roi incontesté de ces Jeux Olympiques sera le nageur Léon Marchand avec 4 médailles d'or et une de bronze. Un exploit ! À propos de sportives et de sportifs français, serez-vous capable de reconnaître les douze bonnes bouilles olympiques suivantes. À vous de jouer !