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lundi 6 février 2023

Les meilleurs CD de 2022 (fin)


Dernier chapitre du Bestof d'une année qui s'éloigne petit à petit sans que l'on ne s'arrête pour autant d'écouter les bons disques que 2022 aura apportés. Parmi les dix finalistes, on retrouvera quelques cadors de la chanson française, habitués aux éloges de la critique et habituels des sommets des tops comme celui du diabl@gueur. Pour accompagner ces six grosses pointures de la scène, quatre interprètes féminines ont pointé le bout de leur nez dans la ligne droite finale et sont parvenues à tenir la dragée haute à ces messieurs. En tous cas, ces dix finalistes auront récolté de bonnes critiques dans les sites que le diabl@gueur consulte habituellement et auront aussi résonné avec insistance dans les oreilles de votre serviteur. À propos et pour revenir à l'année 2022, on aura un souvenir pour quelques artistes disparu(e) comme, par exemple, Dani, Régine ou les trop jeunes Luv Resval et Karim Ouellet. Pour terminer, on se penchera brièvement sur d'autres artistes français ou francophones qui n'ont pas connu le bonheur du top principalement parce que leurs albums n'étaient pas chantés (majoritairement) en français. Laissez un commentaire si vous avez eu la curiosité et la patience d'écouter les 53 artistes classés. Et maintenant place aux  heureux finalistes...

Redcar  "Les adorables étoiles"
Trois albums et trois noms différents (Christine & the Queens, Chris et à présent Redcar), on a l'impression qu'Héloïse Adélaïde Letissier joue à cache-cache avec son public. Ce qui n'a pas changé par contre, c'est le style qui a fait la marque de fabrique de la Nantaise même si ce dernier opus se révèle un poil inégal et plutôt déroutant. Il reste quand même et encore ces synthétiseurs toujours présents rappelant les années 80 et ce groove imparable dans la majorité des 13 morceaux avec une approche rock aussi inattendue que bienvenue. Écoutez l'album sur Spotify et visionnez un clip en cliquant sur la pochette + cinq autres (1234 et 5).

mardi 24 janvier 2023

Les meilleurs CD de 2022 (3)

Troisième volet du Bestof 2022 avec les artistes classés entre la 20ème à la 11ème place, une sélection où la parité sera encore et doublement respectée puisqu'il y aura 5 chanteurs et 5 chanteuses mais par-dessus le marché on y trouvera 5 artistes vétéran(e)s et 5 autres débutant(e)s dans le top et parfois aussi dans la carrière discographique de certain(e)s. Cette-fois-ci, il y aura un Belge, un Canadien et huit Français(e)s avec à nouveau des styles bien définis (rock, folk, pop) et souvent assez personnels ce qui fait le charme de ces interprètes parfois atypiques mais toujours talentueux. On notera surtout quelques bonnes surprises du côté des artistes féminines avec des premiers opus de tout beauté qui plairont (on l'espère) aux diablogueux et aux diablogueuses. Par contre, à la fin du présent billet, on filera le micro à d'autres chanteurs malchanceux qui n'auront pas connu le bonheur d'être sélectionnés mais qui méritent peut-être ou sans doute un peu d'attention tout comme les 10 veinard(e)s sélectionné(e)s et que l'on découvre sans tarder...
 
Gérard Manset  "Le crabe aux pinces d'homme"
Plus besoin de présenter ce vétéran de la chanson française (55 ans de carrière et 23 albums au compteur) atypique et attachant. Après son dernier album-concept À bord du Blossom (classé 24ème en 2018), le Francilien se paie une 4ème sélection avec ce nouvel opus au titre bizarre (clin d'oeil à Hergé ?) qui persiste dans la même veine musicale de l'oeuvre de ce vieux loup de mer nous transportant à nouveau dans son monde exotique et intemporel. On pourra critiquer son style trop classique (presque variété française) et la longueur de certains titres (7 ou 14 minutes) mais on pardonnera l'ami Manset pour son inépuisable faculté à nous transporter dans des ailleurs de plus en plus nécessaires. Écoutez l'album sur Spotify et visionnez un clip en cliquant sur la pochette + quatre autres (1, 2, 3 et 4).

lundi 16 janvier 2023

Les meilleurs CD de 2022 (2)


Deuxième volet du Bestof 2022 avec les albums classés de la 30ème à la 21ème place parmi lesquels on découvrira quelques artistes bien connu(e)s et habitué(e) de cette petite sélection diablogueuse et absolument subjective. La parité entre français et francophones sera assez bien respectée puisqu'il y aura un Suisse, deux Belges, 3 Canadiens et 4 Français avec une variété de style pas à dédaigner non plus depuis le rap au heavy metal en passant par le hip-hop, le disco-funk, la pop électro, le folk-rock la chanson française ou indie. Par ailleurs, il y aura eu également quelques disques de versions assez intéressants, on notera entre autres ceux de Renaud, Louis Chedid ou Dutronc (père et fils).

 


Trois albums tout à fait différents (cliquez sur les pochettes pour accéder à un clip), puisque celui de Renaud est un album de versions de vieux classiques de la chanson française, celui de Jacques et Thomas Dutronc reprend en duo certains de leurs grands standards et finalement celui de Chedid revisite son propre répertoire en mode piano/voix avec l'inestimable collaboration du talentueux Yvan Cassar. Tous les trois recommandables et recommandés d'ailleurs par le diabl@gueur. Mais passons sans transition aux choses sérieuses avec les dix interprètes sélectionné(e) entre la 30ème et la 21ème place. En avant la musique !

Trust  "Propaganda"
L'un des groupes phares du rock français tient toujours la forme et une bonne vitesse de croisière quant à leurs sorties d'albums (3 CD en 5 ans). Plein de gros riffs et de solos de guitare, ce 12ème album de Bonvoisin et cie évoque immanquablement AC/DC. Les textes percutants et acerbes sont également au rendez-vous et des titres tels que Tout ce qui nous sépare, Salaud d'pauvre, Cette prière sur tes lèvres et ce sang sur tes mains annoncent la couleur (la pochette aussi d'ailleurs). Enregistré dans les conditions du « live » et mixé par Mike Fraser (AC/DC, Metallica, Aerosmith et Joe Satriani), Propaganda déménage sévèrement. Avis aux amateurs ! Écoutez l'album sur Spotify et visionnez un clip en cliquant sur la pochette + cinq autres (1234 et 5). 
 

samedi 7 janvier 2023

Les meilleurs CD de 2022 (1)


On commence cette année 2023 comme on avait commencé l'année 2022 et les années précédentes aussi d'ailleurs, à savoir et sans surprise avec le fameux Bestof. Après les meilleurs bédés et les meilleurs films de l'année passée, voici donc les disques sélectionnés par le diablogueur pour cette année 2022 déjà partie. Un peu comme dans le secteur du cinéma, peu de grosses sorties à se mettre sous la dent (ou dans l'oreille) mais, par contre, une foule de petits disques de derrière les fagots et quelques surprises plutôt agréables. Comme l'année dernière, ce 14ème (déjà !) Bestof de notre histoire diablogueuse se déclinera en 4 billets et comptera 53 albums sélectionnés. Comme c'est la coutume, vous seront épargnées les galettes indigestes de quelques interprètes qui auront pourtant tenu le haut du pavé des charts français et francophones. N'allez donc pas chercher les albums de Jenifer, Elsa Esnoult, Claudio Capéo, Jul, Gims, Dadju, Slimane ou M.Pokora dans le présent billet ni dans les trois suivants. Comme d'habitude et pour simple rappel, ne sont non plus jamais considérés les compilations, albums live et les disques non chantés majoritairement en français. Ça fera quand même 23 CD pour aujourd'hui dans un éventail des plus variés (rock, pop, rap, hip hop, folk, indie, électro,  chanson française, québécoise, suisse, africaine, caribéenne, etc) que vous pourrez écouter sur les plateformes habituelles ou sur les clips proposés par le diabl@gueur. Et on commence cette "petite" liste par un vieux briscard de la chanson française...

Serge Lama "Aimer"
C'est donc le doyen des 53 interprètes invité(e)s dans ce Bestof 2022 qui ouvre le feu. Pourtant à ses 79 piges bien tapées, le Bordelais affiche une vitalité éclatante et livre son 24ème album, pas à la hauteur de son précédent opus classé 19ème en 2016 mais quand même aussi intéressant qu'émouvant. 14 chansons dans son style si particulier ni complètement variété française ni totalement chanson française avec deux hommages spéciaux à Camus et à Federer et en bonus son plus grand succès (Je suis malade) récité sans musique et à l'émotion certaine. Écoutez l'album sur Spotify et visionnez un clip en cliquant sur la pochette + trois autres (12 et 3).
 

samedi 31 décembre 2022

Les films français de 2022 (4)

Deuxième billet consacré aux films français de la seconde moitié de l'année et dernier billet de la même année 2022. Comme il a été dit la semaine dernière, 2022 s'est révélé être plutôt mi-figue-mi raisin avec très peu de blockbusters français. Il paraît évident que, depuis la pandémie, c'est le cinéma à gros budget qui souffre le plus de la crise et c'est logique quand on voit les scores des films (pas seulement français) au box-office. Cette année, il n'y aura eu que le nouveau Top Gun et le dernier Avatar à pouvoir casser la baraque avec plus de 5 millions de spectateurs. Par les temps qui courent, il faut avoir le cœur bien accroché ou un sacré compte en banque pour investir un demi-milliard de dollars (sans doute plus, en tous cas, c'est le film le plus cher de l'histoire) comme James Cameron dans son dernier film. Côté français, aucun film sorti depuis août n'a dépassé la barre des 2 millions de spectateurs excepté le film Novembre de Cédric Jimenez. À défaut de gros succès dans les salles, on se consolera avec quelques très belles productions sorties récemment, notamment les dernières oeuvres de cinéastes que l'on apprécie tel(le)s que Valeria Bruni Tedeschi, Claire Denis, Mia Hansen-Løve, Anne Le Ny, Alice Winocour, Rebecca Zlotowski, Jean Becker, Bertrand Bonello, Quentin Dupieux, Louis Garrel, Mohamed Hamidi, Christophe Honoré, Emmanuel Mouret ou Jérôme Salle. Que du beau monde pour une nouvelle sélection de 34 films où chacun devrait trouver sa tasse de thé ou même un coup de cœur (sait-on jamais !). Comme de coutume, vous pourrez visionner les bandes annonces des films en cliquant sur les affiches. Bon amusement et surtout bonne année 2023 !

Les volets verts
Drame de Jean Becker avec Gérard Depardieu, Fanny Ardant, Benoît Poelvoorde (date de sortie: 24/08/2022)
Cette adaptation très libre du roman éponyme de Georges Simenon est très convaincante et retranscrit bien l'ambiance crépusculaire qui se dégage de l'ouvrage. Admirablement interprété par des acteurs extraordinaires, ce petit chef d’œuvre cinématographique est un plaisir permanent de la première à la dernière scène.
(remyll)
 

vendredi 23 décembre 2022

Les films français de 2022 (3)

Ce n'est un secret pour personne (en tous cas pour les lecteurs de ce modeste blog), le diabl@gueur aime les listes et les tops (les siens mais aussi ceux des autres). Ces listes sont utiles car elles nous permettent de découvrir des œuvres intéressantes et parfois même des perles rares ou des diamants bruts. Elles titillent notre curiosité, nous font découvrir de nouveaux horizons, transforment parfois même nos goûts personnels en nous confrontant à celui des autres. À propos de cinéma, on a été plutôt surpris par liste des 100 meilleurs films de l’histoire du cinéma publiée récemment par la très prestigieuse revue du British Institute Sight and Sound et qui place en tête de la liste le film de Chantal Akerman, "Jeanne Dielman, 23, quai du Commerce, 1080 Bruxelles". Un film belge nommé meilleur film de l'histoire, qui l'eût cru ? Aujourd'hui, ce sera plutôt le tour des films français avec les meilleurs films de cette 2ème partie de l'année. Un sélection mi-figue, mi-raisin car le cinéma français ne vit pas ses meilleures heures, loin de là. Il y aura eu quand même d'excellentes sorties que l'on divisera en deux billets comme d'habitude et on commencera cette semaine avec le cinéma moins commercial, notamment des films de cinéastes débutant(e)s mettant en scène souvent des actrices et des acteurs peu connu(e)s ou carrément inconnu(e)s. On découvrira donc avec curiosité les premières réalisations d'Émilie Frèche, Héloïse Pelloquet, Lola Quivoron, Brieuc Carnaille, Simon Coulibaly Gillard, Lucas Delangle, François Descraque, Florent Gouëlou ou Léopold Legrand. Au total, une sélection de 35 films dont vous pouvez visionner les bandes annonces des films en cliquant sur les affiches. Excellente visite !

Les cinq diables 
Drame de Léa Mysius avec Adèle Exarchopoulos, Sally Dramé, Swala Emati (date de sortie: 31/08/2022)
Quel film ! Enfin un film français de genre, hyper bien réalisé, qui ne copie pas les films américains ou asiatiques, avec une vraie patte, un vrai ton. C'est d'une originalité folles, Adèle E est exceptionnelle, la musique est au top, scénario béton. Enfin du cinéma français qui sort des sentiers battus !  (Corbett)
 

lundi 12 décembre 2022

Les BD françaises de 2022

Première récap de cette fin d'année 2022 avec une sélection de bédés de haut vol. Le 9ème art n'aura pas été pingre en sorties loin de là et les auteurs nous en auront fait "voir de toutes les couleurs". La preuve que le secteur se porte bien, on la trouvera, par exemple, dans le magazine Lire qui, dans son dernier numéro de décembre, a désigné l'album La dernière reine de Jean-Marc Rochette comme livre de l'année toutes catégories confondues. Cela n'était pas arrivé depuis 1992 avec le mythique album Froid Équateur d'Enki Bilal. Et ce ne sera pas le diabl@gueur qui contredira le vénérable magazine littéraire tant le dernier opus de Rochette atteint les sommets (du Vercors en l'occurrence). À part cette consécration suprême, l'année 2022 aura été mouvementée bien sûr avec des publications à foison, de tristes disparitions (Jean-Jacques Sempé, François Corteggiani, Jean-Claude Mézières, Jean Teulé, Kim Jung Gi, Calvi) et même quelques controverses. Il y a du grabuge encore et toujours entre les héritiers de certaines légendes de la bédé (Hergé, Goscinny, Franquin, etc) et les éditeurs. Le dernier litige en date oppose Isabelle Franquin (la fille du célèbre dessinateur belge) et la maison d'éditions Dupuis qui a promu la parution d'un nouvel album de Gaston Lagaffe. Le dessinateur canadien Delaf et Dupuis ont donc dû remballer séance tenante ce dernier tome des aventures du célèbre employé de bureau au pull vert qui s'intitule cocasse et malencontreusement Le retour de Lagaffe. C'est la sempiternelle question qui turlupine toujours le petit monde de la BD (et aussi la presse en général) : Les héros de BD doivent-ils survivre à leurs créateurs ? De retour de Lagaffe, il n'y aura pas pour l'instant, ce qu'il y aura par contre aujourd'hui, c'est une belle sélection de bédés françaises parmi lesquelles on ne trouvera pas les suites des séries publiées en 2022 et dont les tomes précédents avaient été sélectionnés ces dernières années comme, par exemple, L'arabe du futur (T.6), Jamais (T.2), Elecboy (T.3), Les âges perdus (T.2), Le convoyeur (T.2), Vernon Subutex (T.2), Aristophania (T.4), Bug (T.3), Un putain de salopard (T.3), Le château des animaux (T.3), Mattéo (T.6), Les vieux fourneaux (T.6), Lucky Luke (T.10). Ça fera quand mêmes 43 albums sélectionnés (l'ordre est purement chronologique) dont on pourra voir une planche en cliquant sur les couvertures. Bonne lecture !

Une bd adaptée d'un roman de Richard Wagamese, auteur Amérindien Canadien. Vincent Turhan nous relate une histoire familiale prenante, une plongée au cœur des montagnes de Colombie Britannique, un décor grandiose où l’immensité du pays se ressent à la lecture de cette aventure.
 

lundi 21 novembre 2022

Arno toujours

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On remet une petite couche d'Arno pour le dernier billet de ce mois de novembre entièrement consacré à l'Ostendais chantant. Bientôt, ce sera le tour des récapitulations annuelles et habituelles avec les bédés, les films et les albums de l'année, soigneusement choisis par le diabl@gueur. Assurément Opex, le dernier disque posthume du Belge sera de la partie. On verra ça dans les semaines qui viennent. Ce que l'on ne verra plus malheureusement, c'est la bonne bouille de ce diable d'Arno sur les scènes et sur les plateaux télé. Il nous reste donc ses disques et ses chansons, les premiers ayant été présentés dans le dernier billet, ce sera aujourd'hui l'0ccasion de présenter quelques-uns de ses morceaux. De nombreux styles de musiques cohabitent dans sa discographie du rock à la chanson en passant par le blues, le folk, l'électronique et les folklores les plus divers. Ses références étaient également des plus variées d'Elvis Presley à Mireille Mathieu sans oublier Adamo, Jane Birkin ou Michel Piccoli qui dira de lui: "Il a la générosité de la séduction, le chaos du lyrisme, la liberté du débordement." L'acteur le tenait pour un specimen rare, d'autres pour un clochard de luxe, un Brel rock et rigolard, un Flamand rauque de la chanson ou encore l'ange noir de nos nuits blanches. À l'époque de sa disparition, on avait lu quelques beaux hommages dans la presse, notamment celui de Gilles Renault dans le Libé du 24 avril dernier ou encore celui d'Odile de Plas dans le Télérama du 4 mai dernier intitulé très justement Merci pour le bazar. Le diabl@gueur répétera quant à lui ce qui a été dit de Marka dans un billet d'août 2021, "il était plus qu'un chanteur, c'était ce copain avec lequel on irait bien prendre un verre dans n'importe quelle taverne bruxelloise. Avec l'Ostendais, il devait être difficile de ne boire qu'une seule bière comme il est difficile de ne choisir que quelques chansons. On commencera par l'une de ses plus attendrissantes.


vendredi 11 novembre 2022

Arno encore


Comme promis, voici un nouveau billet sur le chanteur Arno et après sa personnalité unique patente dans toutes ses interviews qui ne laissaient personne indifférent et même faisaient rire aux éclats le plus forcené des pisse-froid, on s'arrêtera aujourd'hui sur sa carrière et ses chansons. L'Ostendais nous aura laissé une quinzaine d'albums dont le dernier et posthume Opex, sorti le 30 septembre dernier. Comme cet ultime opus, la majorité de ses albums contenaient habituellement quelques titres en français, réunis pour la plupart dans son album Arno à la française de 1996 même si ce sont ses derniers disques où l'on trouve le plus de chanson française. Le flamand s'est en quelque sorte francisé avec le temps, peut-être parce le monde francophone lui a toujours manifesté une sympathie (et une fidélité) particulière. La critique (même française) s'est toujours montrée bienveillante à son égard et son album posthume n'a pas dérogé à la règle. Voici quelques exemples d'articles glanés ici et là dans la presse récente, "Arno, l'échappée belge" (Libération), "Un album posthume empreint de courage et de pudeur" (Le Monde), "Le splendide dernier blues d'Arno" (L'Obs), "Un disque émouvant à plus d’un titre" (Télérama), "Adieu Arno" (Benzine magazine), "L’ultime et sublime révérence d’Arno" (La Voix du Nord), "L'ultime chant d'Arno" (Les Échos). Claude André conclut son article consacré à l'album dans le webzine PanM360 avec les mots suivants: "si Bashung nous a légué son sublissime Bleu pétrole et Cohen son non moins superbe Thank’s for the Dance à titre posthume, Arno Charles Ernest Hintjens, cet ange noir de nos nuits blanches, ne sera pas en reste grâce à Opex".  Dans les 10 morceaux du disque, il y en a un de vraiment étonnant, il s'agit bien sûr de ce duo avec Mireille Mathieu pour une étonnante reprise de son classique La paloma adieu. Le diabl@gueur adore tout particulièrement le titre Court-circuit dans mon esprit qui lui file la chair de poule comme savait souvent le faire l'ami Arno mais le single et le premier clip du disque est revenu au premier morceau du disque La vérité.


dimanche 30 octobre 2022

Le phénomène Arno

En 2021, plus ou moins à cette époque, on avait consacré quelques articles au chanteur belge Marka. Cette année, le diabl@gueur ne pouvait pas faire moins à propos du chanteur tout aussi belge Arno, disparu en avril dernier. S'il y avait bien un artiste (un homme aussi) atypique dans le paysage musical français-francophone, c'était bien Arnold Charles Ernest Hintjens. Ce diable d'Ostendais aussi ineffable qu'attendrissant fait partie de ce cercle plutôt réduit de néerlandophones chantant en français et fou amoureux de cette langue. Il y a bien sûr le Hollandais Dick Annegarn et puis aussi le flamand francophile qui nous occupera aujourd'hui et dont on regrette la disparition en avril dernier. Celui que l'on appelait très justement le "Tom Waits belge" aura marqué de son empreinte profonde la scène musicale belge depuis ses premières armes à la tête du groupe TC Matic au début des années 80 jusqu'à cette carrière solo au succès grandissant entre 1986 et 2022. Du groupe de ses débuts, l'auteur de ces mots se souvient très bien du hit Oh La La La, chanté dans un anglais à peine compréhensible. D'ailleurs, il en sera de même avec le français chanté ou prononcé (démoli ?) par ce génial hurluberlu. Sa carrière en solo mêlera continuellement le français, l'anglais et le flamand convertissant le Belge en un (assez im)parfait chanteur trilingue. On reviendra dans un prochain billet sur la carrière, les chansons de ce flamand (en)chanteur et son dernier album posthume pour se pencher aujourd'hui sur le personnage lui-même absolument ahuri et ahurissant dont chaque interview sont des perles d'humour, de sincérité et de bonhomie. Voici un premier exemple, sur le plateau de la célèbre émission Taratata accompagné justement par Dick Annegarn et interviewé par un Naguy absolument aux anges.


mercredi 19 octobre 2022

Chédid ou Fromet


Louis Chédid et Frédéric Fromet dans le même billet ? Qu'est-ce à dire, se demandera-t-on peut-être de façon judicieuse ? En effet, à priori, rien ne relie le chanteur d'Ismaïlia et le chansonnier du Loir-et-Cher. Sauf que les deux compères ont coïncidé le 2 septembre dernier dans le studio de France Inter et l'émission C'est encore nous (anciennement Par Jupiter) animée par les incorrigibles Charline Vanhoenacker et Alex Vizorek. Le premier (Louis) comme invité spécial et vedette, l'autre (Frédéric) en tant que troubadour-parodieur habituel de la célèbre émission. On connaît bien l'ami Chédid et toute la famille, (Andrée) la grand-mère poétesse décédée en 2011, Matthieu ("M" à la scène, grand guitariste et le plus célèbre de la fratrie) mais aussi Joseph (alias Selim, chanteur et musicien multi-instrumentiste) et Anna (la petite dernière chanteuse également sous le pseudonyme Nach). Quelle famille ! comme dirait l'autre. On recommandera principalement le père Louis, pour les amateurs de bonne chanson française (Ainsi soit-il, La Belle, Anne, ma sœur Anne, On ne dit jamais assez aux gens qu'on aime qu'on les aime) et Matthieu pour les fans de rock (Je dis aime, Machistador, Mojo, En tête à tête). L'ami Fromet quant à lui est beaucoup moins connu sauf pour les auditeurs de France Inter où ses parodies de grands tubes de la chanson française, développant généralement des sujets d'actualité et se moquant de personnages publics font parfois polémique. Dernièrement, le chansonnier a raillé en chanson  la chasse, les mollahs iraniens, la sobriété, la 1ère ministre Meloni, l'enterrement de la reine d'Angleterre, Poutine et sa guéguerre et .... le réchauffement climatique dans la chanson qui nous occupera aujourd'hui que les élèves de l'alter ego professeur du diabl@gueur ont pâti stoïquement. 


vendredi 23 septembre 2022

Chaud et froid

 

Tout le monde l'a remarqué, on n'a jamais autant parlé de météo qu'aujourd'hui. S'il n'y avait pas Poutine, le climat serait sans doute la première de nos préoccupations. Prochainement, ce sera d'ailleurs peut-être à cause de ce couillon de dictateur que le temps nous donnera des sueurs froides. En effet, après avoir eu trop chaud cet été, les Européens (surtout du nord) vivent désormais dans la crainte d'avoir trop froid cet hiver en raison de la pénurie d'énergie. Un fois de plus, le diabl@gueur dans son infinie bonté a décidé de convoquer notre dessinateur préféré, grand soulageur de nos peurs et nos peines, j'ai nommé l'incroyable Érik Tartrais qui officie toujours dans le magazine Le point. Le blogueur que voici que voilà a compilé tous les dessins consacrés au temps qu'il fait et à ses conséquences. Résultat des courses, voici 2o nouveaux dessins dont il faudra toutefois retrouver les légendes. C'est pas gagné d'avance !



vendredi 9 septembre 2022

Les disparus de 2022

Encore un billet sur des trépassés (direz-vous peut-être) mais, une fois n'est pas coutume, les disparus du jour d'aujourd'hui ne devraient pas trop nous faire de peine puisqu'il ne sera pas question de célébrités en chair et en os. Plutôt de ces habitudes, normes, technologies ou services qui disparaissent chaque année car on n'arrête pas le progrès et qui dit progrès, dit force entités s'en allant aux oubliettes. Les exemples sont multiples depuis la cassette VHS jusqu'aux encyclopédies en format papier et on en passera et des meilleurs. À propos d'encyclopédie, la langue française se révèle être un autre excellent exemple. Chaque année, de nouveaux mots font leur apparition dans le dictionnaire comme crypto art, wokisme, vaccinodrome, enfermiste, grossophobie, invisibilisation, sériephile, flow ou polliniser alors que d'autres sont gentiment remerciés après de longues années de bons et loyaux services tels que larmoyeur, acerbité, apercevance, chapechute, conjouir, assoter, mésoffrir, abuseur, opulemment, guenuche ou amusoire. À vous maintenant de découvrir les disparus de 2022, en essayant de relier les photos suivantes et les explications. Les solutions au bas de la page comme d'habitude.