Un semblant de normalité pointe le bout de son nez en ce début d'été. Dans la presse, on parle un peu moins de covid et un peu plus de relance, de municipales, de Tchéchènes, de manifestations antirascistes et de... statues. Enfin plus particulièrement de déboulonnage de statues et plus largement de changement de noms de rues et de déprogrammation de films. On connaît bien le sujet en Espagne qui a fait couler beaucoup d'encre depuis 2007. En France, on a "ouvert ce délicat melon" la semaine dernière après les événements survenus aux États-Unis et dans d'autres pays. Ainsi et en vrac, Franz-Olivier Giesbert dans son édito du magazine Le Point titre "Liste de statues à déboulonner" et Kamel Daoud écrit dans le même journal "Déboulonner n'est pas construire". Abnousse Shalmani livre son point de vue sur le même sujet dans l'article "Autant en emporte l'histoire" dans le dernier numéro de L'Express tandis que Christophe Porchasson (historien) et Philippe Blanchet (sociolinguiste) débatent aussi sur le sujet (Faut-il débaptiser les rues Jules-Ferry ?). L'Obs se (nous?) pose aussi la question "Faut-il encore lire Autant en emporte le vent ?" Dans l'hebdo Marianne, c'est à un certain Benoît Duteurtre que l'on donne carte blanche pour un billet intitulé "Honte et fierté française". Finalement il ne pouvait manquer la chronique ("Aux hommes infâmes, la patrie reconnaissante") de notre cher Mathieu Lindon dans Libé toujours aussi sarcastique. Cerises sur notre beau gâteau diablogueux, quelques dessins humoristiques de derrière les fagots. On aura fait le tour de la statue.
lundi 29 juin 2020
lundi 22 juin 2020
De Funès en musique
Apparemment la star du confinement sera aussi celle de l'été puisque finalement l'exposition Louis de Funès à la Cinémathèque ouvrira ses portes le 15 juillet prochain. Et sur les médias, le festival de Funès continue aussi avec pas plus tard que vendredi sur France 3, un documentaire inédit intitulé La folle aventure de Louis de Funès et à la radio (France musique), on a pu écouter avant-hier un numéro spécial de l'émission Ciné Tempo, Louis de Funès en musique, présentée par Thierry Jousse. On peut être fiers, nous les modestes Espagnols, car n'oublions pas que le comique l'était aussi un peu sur les bords (espagnol). Son père ne s'appelait-il pas Carlos Luis de Funes de Galarza et sa mère, Leonor Soto Reguera ? C'était bien du sang castillan qui coulait dans les veines du rigolo et non point de la sève de Ménilmontant. Enfin, nous ne sommes pas venus pour parler du rhésus de l'artiste mais d'une autre de ses facettes bien méconnue. Fufu était aussi un passionné de musique et de jazz en particulier. Déjà enfant et comme tout futur comique qui se respecte, il fit une belle carrière de cancre à l'école, sa seule échappatoire étant le piano. Après divers petits boulots, c'est tout naturellement qu'il devient pianiste de bar et comme personne ne faisait attention à sa musique, il tentait d'attirer les regards du public avec maintes grimaces et pitreries de son cru. Remarqué par celui qui allait devenir le grand Eddy Barclay, la carrière de l'acteur commença ainsi molo-molo puisqu'il dut attendre ses 50 ans pour devenir la vedette que l'on connaît. Un véritable marathon !
lundi 15 juin 2020
Louis de Funès 2020
La dernière star du confinement, dont il sera question car il faudra bien passer à autre chose un de ces quatre, sera une star posthume. En effet, durant ces mois d'enfermement, les Français ont beaucoup regardé la télé et le grand gagnant de cet empiffrement télévisuel aura été certainement Louis de Funès. Pour ceux et celles qui souffriraient d'amnésie transitoire ou pire d'ignorance permanente, nous parlons de l'acteur le plus populaire du cinéma français (ex-aequo avec Bourvil peut-être) du XXème siècle et un des plus grands comiques de ce même siècle. Pour votre gouverne, on vous recommandera deux billets que le diabl@gueur avait consacré au comédien en 2014 à l'occasion de son centenaire (billet 1 et 2). En fait, Louis de Funès et les grands comiques en général sont comme le bon vieux rock'n'roll, ils ne meurent jamais et la preuve en a été faite pendant le confinement. Une rétrospective et une exposition devaient lui être consacrées à la cinémathèque de Paris en avril (annulée évidemment et malheureusement). Qu'à cela ne tienne, les médias ont pris le relais et depuis trois mois, c'est De Funès à tout berzingue.
lundi 8 juin 2020
Pablo Andres
On continue si vous voulez bien (et si vous ne voulez pas, vous finirez peut-être par vouloir) notre petite revue des rigolos du confinement. Après notre cher Tartrais et le chroniqueur de Libé Mathieu Lindon, on change de pays et de format grâce à un certain Pablo Andres (à ne pas confondre avec notre José Andrés régional qui apprend à bouffer aux Amerloques). Direction la Belgique donc pour rencontrer cet humoriste bruxellois qui a été une des vedettes du confinement au pays des frites et de la bière. Ainsi ce comique, d'origine mexicaine mais vivant en Belgique depuis tout petit, a fait la une du Soir mag du 16 mai dernier où il était promu "star du confinement". En effet, ce drôle de zèbre s'est amusé pendant le confinement a publié son journal personnel et très particulier sur YouTube. Cela donne une trentaine de capsules vidéos de 2 minutes et des poussières aussi tordantes que variées. On y voit défiler toute une galerie de personnages hauts en couleurs depuis l'agent de police Verhaegen au BCBG Jérôme Floquet en passant par le survivaliste parano, le ministre germanophone, le célibataire désespéré ou le ressortissant flamand. Jamais méchant, le comique travaille plutôt dans la caricature, le cartoonesque, forçant le trait et poussant l'accent à l'extrême. D'où la nécessité parfois pour les non-belges de recourir aux sous-titres. Mais d'où vient réellement Pablo Andres ? Présentation en vidéo par un autre rigolo officiant à la RTBF, Olivier Fraipont.
lundi 1 juin 2020
Tartrais et le corona 2
303ème billet de cette aventure diablogueuse (le 300ème étant passé sous le radar) et 8ème billet avec Tartrais en vedette qui épingle aussi bien la politique ou la technologie que les gilets jaunes ou les bobos. Logiquement depuis mars, l'accent est mis sur le coronavirus et le (dé)confinement et notre cher dessinateur s'en donne à cœur joie. On parlait la semaine dernière de tous ces artistes du rire (chroniqueurs, dessinateurs, comédiens, humoristes, etc) qui nous ont fait (sou)rire pendant le confinement et qui méritent assurément un chaleureux remerciement et toute notre gratitude. Tartrais est sans nul doute de ceux-là. Malheureusement ils ne sont pas les seuls à s'y mettre et depuis belle lurette, on voit des politiques essayer de les imiter. Pourtant les Trump, les Bolsonaro et autre Maduro (sans parler que quelques spécimens de la politique espagnole) ne font rire personne ou alors nous font rire très jaune. Comme disait le regretté Guy Bedos (disparu très recemment): "On compare souvent les hommes polititiques à des acteurs. C'est très injuste pour les acteurs...". Confinement, distance sociale, télétravail, masques seront les sujets des dessins d'aujourd'hui. À propos de masques, il est de plus en plus clair que ceux-ci feront dorénavant partie de notre quotidien (et pas seulement pendant le carnaval) et le sourire sera le grand perdant dans l'histoire même si, d'un autre côté, beaucoup de rictus nous seront épargnés. Chez nos amis français, grands adeptes de la poignée de main et de la bise à tout va, la transition sera compliquée. Leurs effusions passeront à l'ère glaciaire. L'après-pandémie sera plus facile pour les Japonais ou les Islandais que pour nos voisins d'outre-Pyrénées. En attendant de voir tout ça, essayons de retrouver les textes des 17 dessins suivants. Bon Tartrais !
lundi 25 mai 2020
Si j'ai bien compris...
Youpi, c’est presque fini, enfin, on espère! En tous cas, nous voilà en phase 2 du déconfinement et la vie commence à avoir un parfum de normalité qui n'est pas fait pour nous déplaire. Bientôt ce sera l'heure des hommages aux victimes, aux infirmières, aux médecins, aux routiers, aux caissières de supermarché, etc. Il ne faudra pas oublier alors tout ceux et toutes celles qui nous ont permis de garder le sourire ou carrément de nous fendre la poire pendant ce dur confinement. S'il y aura moins de traumatisés et de déprimés après cette crise que l'on n'aurait pu espérer, ce sera en partie grâce à ces rigolos amateurs ou professionnels qui n'ont pas arrêté leur cirque depuis mars dernier. Un exemple entre mille, Mathieu Lindon, écrivain et journaliste dans le quotidien Libération. Vous connaissez sans doute mieux son cousin germain et comédien de profession Vincent Lindon, pourtant bien moins marrant que le Mathieu qui nous occupe aujourd'hui. Ce dernier propose chaque weekend (ou presque) une chronique mordante et tordante intitulée Si j'ai bien compris... où il donne sa vision particulière de l'actualité. Une fois n'est pas coutume, le diabl@gueur vous propose son dernier billet en date et en entier intitulé Métro, boulot, corono.
lundi 18 mai 2020
Idir
Connaissez-vous un chanteur algérien? Le diabl@gueur en connaissait (et adorait) un qui malheureusement nous a quittés le 2 mai dernier. Idir, de son vrai nom Hamid Cheriet, était sans doute le plus populaire des chanteurs algériens, plus précisément kabyles. De cette minorité berbère à la peau assez blanche et aux yeux plutôt clairs, les deux grands symboles étaient sans doute le (ex)footballeur Zinedine Zidane et l'interprète de Tizi Ouzou même s'il y a (eu) bien d'autres Français célèbres avec des origines kabyles (Édith Piaf, Isabel Adjani, Daniel Prévost, Dany Boon, Jacques Villeret). Contrairement à Christophe, Idir n'aura pas été victime du coronavirus mais peu importe puisque le résultat est le même ainsi que la tristesse ressentie. Le chanteur était surtout connu pour sa grande chanson A Vava Inouva, une douce berceuse qui fut dans les années 70 le premier grand tube international venu d'Afrique du nord. À cette époque, il devint le grand défenseur de la culture et la langue kabyle face à la domination arabe régnant en Algérie. C'est la raison pour laquelle il s'exila en France. Voici le reportage que lui a consacré la chaîne France 24 le 3 mai dernier.
dimanche 10 mai 2020
Le dico du confinement
Demain 11 mai, la France et l'Espagne entreront main dans la main dans la première phase du déconfinement. En fait, ce sera le commencement de la fin du confinement, la normalité n'étant hélas pas pour tout de suite. Finalement cela aura été près de deux mois d'un enfermement que l'on aurait difficilement cru possible et supportable il y a quelques mois. Une bien dure confrontation avec la réalité non seulement pour les plus démunis mais aussi pour les plus aisés généralement habitués à tout déléguer et se voyant dans l'obligation de s'occuper du ménage, de la cuisine, des enfants et du couple (24h sur 24). Quelle chienlit! Rude époque pour les SDF mais aussi pour les bobos (toute proportion gardée). Alors, de même que chacun a vécu cette drôle de parenthèse de façon différente (très mal en général), on appréhende tous à notre manière cette nouvelle étape. Certains la réclament pratiquement la corde au cou tandis que d'autres la redoutent, souffrant peut-être du fameux syndrome de la cabane. Le principal changement sera l'ouverture partielle des bars et des magasins et là, chacun fera comme il voudra. Le journaliste de L'Express Jean-Laurent Cassely prévoit 4 types de consommateurs post-quarantaine dans un article judicieux: le superconfiné, l'épicurien déconfiné, le nouveau converti à la consommation alternative et le nostalgique de la mondialisation low-cost. Lequel serez-vous? Pour revenir sur ces 57 jours d'enfermement, un lecteur du magazine L'Obs s'est amusé, quant à lui, à récolter tous les mots apparaissant dans les articles concernant la pandémie. Cela donne ce qu'il appelle le dictionnaire de l'après mais qui pourrait être tout aussi bien l'abécédaire du pendant. On y trouve un joli bric-à-brac de mots parmi lesquels le diabl@gueur a choisi les plus pertinents (en rouge sur la liste ci-dessous).
dimanche 3 mai 2020
Tartrais et l'éducation
Depuis un mois et demi, tous les gourous, experts et autres prophètes en herbe nous rabâchent les oreilles avec la même rengaine. Apparemment depuis mars dernier, nous sommes entrés dans une nouvelle ère. Rien ne sera jamais plus pareil, un peu comme si ce diable de virus était venu pour ne jamais plus repartir. Du coup, chacun se pose un tas de questions pratiques mais aussi existentielles. Pourrais-je retourner au cinéma un jour? Les compétitions de boxe et de lutte gréco-romaine seront-elles interdites pour toujours? Serais-je dorénavant dispensé d'embrasser ma belle-mère? Dans les domaines les plus variés, tout va changer depuis le métro au boulot en passant par le tourisme, les spectacles, la culture des potagers ou la chasse au canards sauvages. Et dans les écoles, que va-t-il se passer? Les classes de 40 élèves seront-elles enfin interdites? Les profs et les élèves devront-ils faire cours dûment masqués et dans ce cas comment ces derniers reconnaîtront-ils leurs ouailles? La toilette et le lavage de mains deviendront-ils matière obligatoire? Les épreuves finales auront-elles lieu dans la cour de récréation? Pendant que nous cherchons des réponses à ses délicates questions, jetons un coup d'oeil sur les dessins que notre ami Tartrais a consacré à l'éducation (et à la grammaire) depuis quelques mois. À vous de retrouver les textes qui correspondent à ces 17 dessins. Bonne chance!
dimanche 26 avril 2020
Christophe
La promesse étant dette, voici le billet consacré à Christophe, l'immense Daniel Bevilacqua disparu le 16 avril. Son vrai nom trahissait ses origines italiennes et il se fit appeler Christophe à cause de sa passion des voitures et de la vitesse, sa grand-mère lui ayant offert une médaille du saint patron des conducteurs pour la mettre sur le tableau de bord des bolides (italiens, cela va de soi) qu'il collectionnait et conduisait pied au plancher. Généralement nos compatriotes espagnols ne connaissent du chanteur que sa version yé-yé, celui qui chantait Aline dans les années 60 et ignorent tout de l'immense artiste qu'il est devenu à partir des années 70 et surtout 90. Ce n'est pas un simple chanteur de variétés qui est parti en ce triste mois d'avril mais au contraire une des personnalités les plus attachantes de la chanson française, sans nul doute le plus original de sa génération (même si moins viril que Hallyday et Mitchell, moins marrant que Dutronc, Antoine ou Ferrer et aussi moins flamboyant que Polnareff). Il ne restait que lui sur la liste de ces pionniers de la chanson pop et la France l'aimait à la folie. Preuve en est le nombre de titres dithyrambiques récoltés dans la presse: "Un esthète dans les nuages" (Libération), "Génie, un peu dandy" (Les Inrockuptibles), "Icône culte" (Le Point), "Le miraculeux attrapeur de sons" (L'Obs), "Un chanteur inclassable" (Le Parisien). Lui-même se définissait comme un "peintre des sons" complètement happé par son obsession sonore à la recherche permanente de sonorités nouvelles et cela s'entend dans ses derniers albums. Christophe composait et chantait comme personne. Il était en quelque sorte le Bryan Ferry français mais à l'intérieur duquel demeurait aussi Brian Eno. "Le dandy de la chanson française" titrait le journal de France 2 du 17 avril dernier dans le reportage suivant.
dimanche 19 avril 2020
La tendresse
Ceux et celles qui ont lu son billet de la semaine dernière se souviennent peut-être que le diabl@gueur (comme beaucoup d'autres sans doute) clamait en avoir marre de la chanson "Je résisterai" que les Espagnols ont choisi comme hymne contre le vilain virus. Les Français, quant à eux, résistaient à suivre le même chemin mais ce n'était qu'une question de temps. Dans son coin, le bl@gueur que voici affûtaient ses fléchettes moqueuses en attendant que l'hymne français du confinement pointe le petit bout de son nez. Mais voilà nos chers voisins ont choisi La tendresse et toute la raillerie du diabl@gueur est partie en fumée. Il y a peut-être là quelque chose de symptomatique à analyser par les psychologues car, alors que les Espagnols en appellent à la résistance pour lutter contre cette crise, les Français invoquent la tendresse. Ce billet ne sera donc pas blagueur et humoristique comme d'habitude mais plutôt doux et caressant comme un câlin. Diable de Français! Pourquoi donc ce volte-face diablogueux? D'abord parce que tendresse est le mot français préféré pour l'auteur de ces mots, le plus beau mot que l'on puisse prononcer dans la langue de Voltaire aussi bien pour sa phonétique que pour sa signification. Et puis il y a Bourvil, l'interprète de la version originale de ce morceau publié en 1963 à qui le diabl@gueur (comme beaucoup de Français) voue un amour inconditionnel et à qui il faudra consacrer un billet spécial un des ces quatre. Pour ceux qui ne l'aurait pas encore écoutée, voici la version moderne et confinée du classique de Noël Roux et Hubert Giraud.
dimanche 12 avril 2020
Tartrais et le corona
Après un mois de confinement, on n'en mène pas large car ça commence à faire un peu long. Alors en attendant d'être déconfinés (le futur mot à la mode), il faudra s'armer de patience ou prendre notre mal en patience, c'est comme vous voulez. Il semble déjà lointain le temps où le mot "sortir" signifiait autre chose qu'aller au supermarché à tel point que des activités aussi simples que boire un pot (au bar) ou aller au cinoche paraissent d'un autre monde ou des rêves oubliés. En même temps, on commence à en avoir marre des vidéos-maison à la con, des applaudissements à 20h et de la chanson "Je résisterai". Nos voisins français échappent au moins à cette dernière mais ne tarderont pas sans doute à en adopter une autre. Pour ne pas péter les plombs ou tomber dans la déprime autant en rire de ce p... de virus. C'est ce que fait notre très cher Tartrais avec ses dessins où il épingle au passage la pandémie, la psychose, le confinement, le télétravail, la police, les médecins, les politiques, les achats compulsifs, etc... Vaincre le corona par le rire, voilà qui est une bonne idée, n'est-ce pas? Comme toujours on va allier le rire et le jeu puisqu'il vous faudra retrouver les légendes de chacun de ces 17 dessins tartraisiens. Bon amusement!
dimanche 5 avril 2020
Corto Maltese
Après le dernier billet-hommage à Bretécher et Uderzo de la semaine dernière, revenons à nos moutons et au billet qui trottait dans la tête de ce diable de blogueur. Pour enchaîner avec ce qui était dit la semaine dernière, chaque pays à son grand héros de bande dessinée, Tintin en Belgique, Astérix en France, Mafalda en Argentine et ... Corto Maltese en Italie. En Espagne et aux États-Unis, c'est plus difficile à trancher, chez nous faute de héros véritablement emblématiques (Mortadelo?, Capitan Trueno?,...), chez les Ricains, par contre, il y a excès de candidats faisant la queue pour occuper le trône. Ce sera sans doute un nom terminé en -man, on a le choix. Sauf exceptions, la bande dessinée américaine n'a d'ailleurs jamais trop intéressé le diabl@gueur, trop facile, trop peu originale, pas assez soignée. À la bande dessinée "industrielle" et formatée d'outre-Atlantique, notre blogueur a toujours préféré la BD artisanale et "d'auteur" de notre chère Europe. Corto Maltese en est un vif et bel exemple. Alors pourquoi parler aujourd'hui du célèbre marin aventurier créé par le non moins célèbre et regretté Hugo Pratt? Et bien parce que, comme pour Les Indes fourbes dont on a récemment discuté, Corto Maltese a été repris par deux auteurs espagnols, Juan Díaz Canales et Ruben Pellejero. C'est donc un nouveau vibrant cocorico espagnol que nous pouvons lancer à la cantonade.
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