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jeudi 6 janvier 2022

Les meilleurs CD de 2021 (1)

Alors que dans les foyers de France et de Navarre, on savoure la délicieuse galette des Rois, le diabl@gueur s'apprête quant à lui à vous servir 23 autres galettes à se mettre sous la dent. C'est bien sûr le traditionnel Bestof de fin d'année qui sera de début d'année cette fois-ci, un retard pour lequel on déclinera toute responsabilité puisque ce fut la faute au père Noël et cie. Ce sera ni plus ni moins que le 13ème Bestof de notre histoire diablogueuse et ce ne sera pas le pire mais peut-être pas non plus le meilleur. Une fois n'est pas coutume, ce top dépassera les 50 albums sélectionnés pour atteindre le très estimable record de 53 galettes que des interprètes de tout poil auront enfournées durant l'année 2021. Bien sûr comme chaque année, on aura eu aussi notre lot de grosses tartes à la crème bien mielleuses et indigestes qui vous seront épargnées et qui se sont pourtant vendues comme des petits pains. Ne comptez donc pas découvrir les albums de Lou, Julie Zenatti, Elsa Esnoult, Jul, Niska, Soprano, Orelsan, Keen V ou Florent Pagny dans le présent billet. D'un autre côté, l'année 2021 aura étonné par le nombre de sorties de disques de variétés, ainsi certain(e)s doyen(ne)s de la chanson auront fait l'effort et eu le courage de publier un album dans ces temps difficiles comme, par exemple, Sheila, Sylvie Vartan, Julien Clerc, Bernard Lavilliers ou Eddy Mitchell. On en retrouvera certain(e) pas plus tard que ci-dessous parmi les 23 premiers CD sélectionnés. Qui seront les 30 autres artistes ? Qui remportera la première place ? Ce sera révélé tout au long du mois de janvier. Bonne musique et bonne année 2022 !

Zaz "Isa"
La chanteuse française vivante la plus populaire en Espagne n'a jamais été la favorite du diabl@gueur mais il faut bien reconnaître que ce 5ème album se laisse écouter. On avait pourtant préféré son précédent album Effet miroir (classé 25ème en 2018) et même si Isa(belle) prétend en quelque sorte avoir tué Zaz  pour se livrer de façon plus intime dans ce nouvel opus, on regrette un peu l'énergie et les élans de son précédent opus. À noter quand même un beau duo inattendu avec Till Lindemann, le chanteur de Rammstein. Écoutez l'album sur Spotify et visionnez un clip en cliquant sur la pochette + trois autres (1, 2 et 3).  
 

lundi 27 décembre 2021

Les films français de 2021 (4)

 
Après les 28 films présentés la semaine dernière, appartenant à la catégorie abonnés absents au box-office, des productions à petit budget, parfois de cinéastes débutants et généralement sans grande vedette à l'affiche, voici donc les films (supposés) à succès de cette deuxième moitié de l'année 2021 qui ne va pas tarder à nous dire adieu (les cons). Comme il a été dit dans le précédent billet, Kaamelott est le premier film français aux box-office avec 2.645.727 entrées, talonné de près par Bac Nord (2.218.308), des scores assez remarquables compte tenu des circonstances connues de tous. Loin derrière, on trouvera des productions telles que OSS 117: Alerte rouge en Afrique noire, Eiffel, Les Tuche 4, Aline, Boîte noire dont il sera question dans le présent billet. Par contre, il ne sera pas question des quelques belles daubes sorties cette année comme Lui, Les Bodin's en Thaïlande, Profession du père, Les méchants ou C'est quoi, ce papy ? mais qui feront l'objet sans doute d'un billet sur les derniers navets français dans les prochains mois. Nous jetterons par contre un œil averti sur les 28 productions sélectionnées aujourd'hui. Neuf comédies, sept drames, quatre thrillers, trois comédies dramatiques, deux films d'animation, un film historico-romantique, un film d'aventure et un biopic où chaucun(e) trouvera sa tasse de thé grâce à quelques-unes des grandes signatures de la réalisation française (Nicole Garcia, Mélanie Laurent, Valérie Lemercier, Yvan Attal, Samuel Benchetrit, Nicolas Bedos, Arnaud Desplechin, Bruno Dumont, Xavier Giannoli, Yann Gozlan, Cédric Jimenez, François Ozon). Comme toujours, vous pouvez visionner les bandes annonces des films en cliquant sur les affiches. Bonne toile !

OSS 117: Alerte rouge en Afrique noire
Film d'aventure et comédie de Nicolas Bedos avec Jean Dujardin, Pierre Niney, Fatou N'Diaye (date de sortie: 04/08/2020)

Le monde a changé mais pas lui. Dans ce 3° opus nous sommes en 1981, au début des années Mitterrand. OSS 117/Hubert Bonisseur de La Batte lui est toujours raciste, homophobe, misogyne, colonialiste… Mais également et surtout toujours aussi maladroit et benêt pour notre plus grand bonheur de retrouver une salle pleine riant aux éclats. Jean Dujardin, incarnant une nouvelle fois le rôle titre, nous régale de ces punchlines, petites phrases et maladresses  (Arno M.)

mardi 21 décembre 2021

Les films français de 2021 (3)


Après la bédé, on continue la récap de l'année 2021 avec le cinéma. Une année qui s'est terminée avec un semblant de normalité côté sorties (les salles ayant rouvert leurs portes en mai) mais pas trop au box-office où les chiffres sont vraiment en-dessous de ce qui était habituel avant la pandémie. Ainsi le box-office de 2019 affichait 23 films au-dessus de 2 millions d'entrées, ils n'auront été que cinq en 2021 et seulement une vingtaine à dépasser le million de spectateurs. Une véritable catastrophe ! Et mieux vaut ne pas se rappeler l'année 2020, ce fut encore pire. Curieusement ce sont plutôt les grosses productions qui souffrent le plus cette drôle d'époque tandis que le cinéma confidentiel avec des budgets plus modestes résiste peut-être mieux à la crise. Par exemple, aucun des 4 grands blockbusters de l'année (Mourir peut attendre, Dune, Spider-Man-No Way Home, Black Widow) n'a dépassé les 4 millions d'entrées alors qu'il y a quelques années ils auraient fait 2 ou 3 millions de plus voire le double. Quand on pense que ces productions coûtent entre 150 et 250 millions d'euros, on se rend compte de l'étendue du problème. De leur côté, les deux films français en tête du box-office (Kaamelott et BAC Nord) n'atteignent pas les 15 millions d'euros de coût et ce sont en quelque sorte de petits blockbusters français alors imaginez les autres... Comme, par exemple, les 28 films sélectionnés aujourd'hui par le diabl@gueur qui ont répondu absents au box-office mais qui méritent quand même leur petit moment de gloire. Comme toujours, vous pouvez visionner les bandes annonces des films en cliquant sur les affiches. Bonne modeste toile !

Passion simple 
Drame de Danielle Arbid avec Laetitia Dosch, Sergei Polunin, Lou-Teymour Thion (date de sortie: 11/08/2020)
Adaptation réussie car fidèle à l'esprit du livre d'Annie Ernaux. Danielle Arbid prend quelques libertés, imagine des personnages secondaires, mais comment faire autrement pour adapter un tel livre ? La réalisation est inspirée et soignée (très belle lumière, montage fluide), et Danielle Arbid nous fait découvrir Laetitia Dosch comme on ne l'a encore jamais vue au cinéma !  (Manuch22)

lundi 13 décembre 2021

Les BD françaises de 2021

 

Les années passent et le constat reste le même, le secteur de la bédé se porte toujours aussi bien. Un coup d'oeil au rétroviseur de cette année 2021 qui s'achève ou/et sur le présent billet récapitulatif (devenu habituel depuis 4 ans début décembre) convaincra les plus sceptiques. D'un côté, il y a la production...absolument mirifique, plus de 5000 albums publiés en 2021 alors qu'elle dépassait tout juste le millier  en 1999. Du coup, c'est un véritable casse-tête pour ce modeste blogueur que d'en choisir 40 pour confectionner ce billet, surtout que, une fois n'est pas coutume, la qualité va de pair avec la quantité. Du côté des ventes, la BD atteint aussi des résultats remarquables et bien meilleurs que l'ensemble du secteur de l'édition, avec une progression de 46% depuis 2010. Au royaume des ventes, Astérix reste le roi incontestable et incontesté. Le 39ème tome des aventures du célèbre Gaulois (Astérix et le Griffon), sorti en octobre, caracole au faîte du classement des ventes, uniquement inquiété (légèrement) par le dernier Goncourt. Les chiffres du tirage de ce dernier Astérix feront tomber plus d'un(e) à la renverse : 2 millions en France et 5 millions à l'étranger (17 langues) ! Qui dit mieux ! Malheureusement pour la plupart des auteurs de bédé, le panorama est loin d'être aussi radieux. Pas besoin d'être mathématicien pour comprendre que, avec 5 fois plus d'albums publiés depuis 1999, il aurait fallu multiplier les ventes par cinq également. C'est loin d'être le cas et si le 9ème art se porte bien, beaucoup d'auteurs suent sang et "encre" pour joindre les deux bouts. Ainsi dans un rapport publié en 2016, la moitié des auteurs ayant répondu à l'enquête avait déclaré un revenu inférieur au SMIC tandis qu'un tiers avouait vivre en dessous du seuil de pauvreté. Cette précarité scandaleuse s'explique par la disparition des magazines BD et du mode de paiement qui en dérivait (à la pige ou à la page) mais aussi par la déferlante du manga japonais et la diminution des séries au profit des one-shots à la rentabilité fluctuante. La solution au problème est à la fois simple et compliquée: achetons des albums mais pas seulement ceux d'Astérix mais aussi et surtout les autres. C'est l'objectif du présent billet avec la présentation de 4o albums d'auteurs français (dessinateurs et scénaristes), les sorties de bédés francophones auront droit à leur billet dans quelques semaines. N'ont pas été sélectionnés non plus les suites des séries publiées en 2021 et dont les tomes précédents avaient été sélectionnés auparavant, comme par exemple, Faut pas prendre les cons pour des gens (T.3), En falsh (T.2), Pucelle (T.2), Le Convoyeur (T.2), Deux passantes dans la nuit (T.2), Sa majesté des Ours (T.2), U.C.C. Dolores (T.4), Le dernier Atlas (T.3), Le serpent et la lance (T.2), Ira Dei (T.4), La cour des Miracles (T.3). Alors voici les 40 albums de 2021 choisis par le diabl@gueur. Faites votre choix et courez à la librairie ou sur Internet, aujourd'hui se procurer des bédés est un jeu d'enfants même depuis notre lointaine Espagne. Cliquez sur les couvertures pour voir une planche de chaque bédé.

 

Ce deuxième album de Gaëlle Geniller débordant de tendresse et d'amour nous entraîne au cœur d’un cabaret dans le Paris des Années Folles… Superbement mis en image par les crayons généreux et les pinceaux délicats de l’autrice.
 

lundi 29 novembre 2021

Faut pas prendre les cons pour des gens

Comme promis, voici le billet sur Reuzé et les cons qu'il ne faut pas prendre pour des gens. Alors dans le style de Fabcaro et son Open Bar, on peut proposer cette autre série créée par Emmanuel Reuzé (épaulé parfois par Nicolas Rouhaud pour les scénarios) et qui paraît tous les mois dans le mensuel Fluide Glacial. Comme l'auteur du Discours (mais en couleur), Reuzé pointe de son crayon les bêtises et les absurdités de notre société. Le sujet étant malheureusement intarissable, le dessinateur en est à son 3ème tome, le dernier vient de paraître le 3 novembre dernier et on a hâte de le découvrir après avoir bien ri avec les deux premiers volets. Pour ce 3ème album, l'équipe s'est élargie de nouveaux collaborateurs-scénaristes (Jorge Bernstein et Vincent Haudiquet) et aborde quelques grands sujets de société tels que l’enseignement, la pauvreté, le racisme ordinaire, l’intelligence artificielle, la radicalisation, le dopage, l’eugénisme, le harcèlement publicitaire, la corrida, les services après vente, les déserts médicaux (NDÉ). Côté dessin, Reuzé poursuit avec son style bien particulier (proche de Fabcaro), n'hésitant pas à reprendre le même dessin sur plusieurs cases. Ce bougre ne prend vraiment rien au sérieux, pas même son éditeur ! Voici donc les 3 tomes parus jusqu'à présent.



dimanche 21 novembre 2021

DisCONgraphie

 

 On continue à parler bédé si vous voulez bien (sinon tant pis pour vous, on s'en fout !) grâce à une autre publication récente n'ayant rien à voir avec Métal Hurlant et la science-fiction. Je veux parler de la dernière création du tandem Reuzé-Bernstein, deux habitués du mensuel BD Fluide Glacial. L'année dernière à peu près à cette époque, on s'est penché sur l'auteur Fabcaro, aujourd'hui, on abordera deux autres auteurs experts en couillonnades à gogo. Ces deux improbables mélomanes se sont amusés ainsi à parodier quelques pochettes de disques célèbres, agrémentant cette absurde discographie de jeux de mots débiles. Grand amateur de conneries variées et de pochettes, le diabl@gueur est ressorti ravi de la lecture de ce recueil insolite. Les lecteurs de Fluide Glacial connaissent bien le dessinateur et photographe Emmanuel Reuzé responsable, par exemple, de l'ineffable Faut pas prendre les cons pour des gens mais aussi de La Vraie vie de Didier Super, Ennemisdavant.com, L'Art du 9ème art,  Le Major et les extra-terrestres et ils connaissent tout aussi bien le scénariste et musicien Jorge Bernstein, auteur entre autres de La bureautique des sentiments, Space serenade, L'école du Gag, CONversations, Banquiz et Les complotistes. Un joli déploiement de bêtises parfaitement inutiles mais tellement salutaires. Alors qu'est-ce que ça donne dans cette dernière livraison musico-bédéesque ? Comme le diabl@gueur aime beaucoup jouer au chat et à la souris, les pochettes ne sauront pas offertes gratis, il vous faudra cliquer sur les pochettes originales et inspiratrices pour pouvoir admirer celles du tandem rennais. 

 

mercredi 10 novembre 2021

Métal Hurlant est revenu

 
Septembre et octobre ont été plutôt musicaux et bébelesque, novembre sera bédéphile (vous êtes prévenu(e)s). Alors pour ceux et celles qui ne seraient pas au courant, un petit miracle s'est produit le 29 septembre dernier. En effet, le mythique magazine de bédé Métal Hurlant est revenu d'entre les morts. Voilà un signal de plus de la bonne santé que connaît le 9ème art en France, le dernier numéro du journal datait de 2006 et, grâce à un financement participatif, un nouveau numéro a pu être publié. Vous ne connaissez pas Métal Hurlant ? Il s'agit d'un magazine français de bande dessinée de science-fiction, édité par Les Humanoïdes Associés entre 1975 et 2006 (avec certaines longues interruptions). Voilà bien une des revues majeures de la presse adulte d’où sont sortis quelques chefs-d’œuvre et un bon nombre de grands noms de la bande dessinée contemporaine. On mesure encore mal aujourd'hui l'importance qu'ont eue Jean-Pierre Dionnet et son équipe dans le développement de la culture moderne (cinéma, série, jeux vidéo, musique). Métal Hurlant est d'ailleurs (une fois n'est pas coutume) à l'origine de cet autre revue mythique américaine qu'est Heavy Métal, née deux ans après le 1er numéro de son homologue français. L'influence de Métal Hurlant sur les plus grands classiques de cinéma d'anticipation (Blade Runner, le Cinquième Élément, Alien, Dune, ...) ne fait de doute à personne et la liste des grands auteurs qui ont fait le succès du journal serait trop longue, on ne citera que deux noms Druillet et Mœbius. La presse s'est prestement fait l'écho de cette petite résurrection, le magazine Le Point publiait un article intitulé "Fantaisie héroïque" en août dernier tandis que l'Obs proposait deux articles sur l'événement en septembre dernier (Métal hurla et Métal hurlera). À la télé et sur Arte, on a pu voir le reportage ci-dessous qui nous permet de nous rendre compte de la beauté de l'objet ce qui explique son prix légèrement élevé (20 euros environ). Comparés aux 8 francs que coûtait le premier numéro de 1975 ! On passe quand même de 66 pages à 288 pages.

 

samedi 30 octobre 2021

Le chanteur inconnu

C'est arrivé il y a deux semaines. Le diabl@gueur donnait son cours de B2 2ème année comme tous les jeudis. On corrigeait un exercice de grammaire où apparaissaient les mots caillou et ruisseau quand un élève s'écria "ça ressemble à une chanson de Pierre Barouh". "Pierre Barouh ?", s'interrogea le professeur passablement interloqué. "Tu ne connais pas Pierre Barouh, c'est un chanteur", répondit Jean (l'étudiant en question) ? Ne connaissant aucun personnage portant ce nom, l'auteur de ces mots pensa "il confond avec le politique François Bayrou qui a quelque peu poussé la chansonnette". Après quelques détails biographiques généreusement fournis par l'étudiant bien informé et une rapide visite chez Wikipédia, le diabl@gueur dut se rendre à l'évidence, il existe bel et bien un chanteur nommé Pierre Barouh. Quelle cure d'humilité pour celui qui pensait connaître tous les chanteurs de France et des alentours ! Mais quelle chance aussi d'avoir des élèves à la culture aussi étendue ! Et le brave Jean de continuer sur sa lancée "Tu pourrais en parler dans ton blog". Chose dite, chose faite, voici le billet sur ce chanteur méconnu voire inconnu au bataillon. Une visite plus ample chez l'ami Wiki nous apprend que Pierre Barouh (né Élie Barouh en 1934) fut auteur-compositeur-interprète, acteur et producteur, qu'il nous a quittés en 2016 et qu'il est surtout connu (quoique...) pour avoir interprété et écrit la chanson-titre (𝅘𝅥𝅮 𝅘𝅥𝅮 ba da ba da da ba da ba da 𝅘𝅥𝅮 𝅘𝅥𝅮) du célèbre film de Claude Lelouch Un homme et une femme mais aussi d'autres chansons célèbres telles que La bicyclette, Des ronds dans l'eau, Les Filles du dimanche. En 50 ans de carrière, ce chanteur parisien n'aura sorti qu'une dizaine d'albums menant en parallèle une très respectable carrière de producteur depuis sa maison de disques Saravah. Pour terminer, ajoutons que Pierre Barouh adorait la musique brésilienne et en particulier la bossa nova dont il fut le principal ambassadeur en France. Il se considérait d'ailleurs le plus brésilien des Français. Voici la dernière interview donnée par l'artiste dans l'émission L'Invité de Patrick Simonin sur le plateau de TV5.

mercredi 13 octobre 2021

L'Idiomatic

Dernier billet sur le brave Marka et, en particulier, sur la chanson préférée du chanteur pour le diabl@gueur. Les plus perspicaces des lecteurs auront remarqué l'absence d'un album dans la discographie présentée la semaine dernière. Le 3ème album avait été subrepticement omis par l'auteur de ces mots pour le présenter en exergue dans le présent billet. Il s'agit de l'album L'Idiomatic qui porte le même titre et le même chapeau que la chanson que nous allons écouter aujourd'hui. Dans ce même CD, on tendra aussi une oreille attentive et magnanime à des morceaux tels que Nous consommons, Sois beau et tais-toi, Le pays de la pluie, Ma tête à moi ou Angèle (dédiée à sa fille quand elle avait deux ans). Dans cet album comme dans les autres, on décèlera cet humour et cette autodérision si caractéristiques chez le chanteur et qui font partie de l'ADN belge en général. On retrouvera aussi cette simplicité et modestie si chères à Marka dans la vidéo suivante où il raconte ses débuts dans le métier et dans le lieu où tout a commencé (l'Ancienne Belgique, salle mythique à Bruxelles), le premier groupe que Marka a vu sur scène (The Clash, petit veinard !) et les premiers groupes dans lesquels il a joué (Allez Allez et Les Cactus).

lundi 4 octobre 2021

Marka encore

 

Comme promis, on revient à Marka après 3 billets consacrés à Belmondo. Grâce à lui (merci Bébel), le diabl@gueur a eu le temps de fouiner dans la discographie du chanteur bruxellois et d'écouter tous les albums de Marka disponibles sur Spotify autrement dit tous sauf trois, À nous deux (2000) et Monsieur Madame (2008) deux opus en duo avec Laurence Bibot (vous savez, la maman...) et L'État c'est moi (2003). Pour faire plus court, on peut aussi écouter son bestof de 2008, intitulé C'est tout moi mais vous savez, le chemin le plus court n'est pas toujours le meilleur. Après cette écoute consciencieuse, on ne peut être que d'accord avec les commentaires élogieux des invités de 300 millions de critiques qui se demandent encore comment il est possible que cet interprète soit resté si méconnu en France. On nous recommande d'ailleurs non seulement d'écouter ses disques mais aussi de lire le livre qu'il vient de sortir et qui porte le même titre que son dernier album Terminé bonsoir.


Apparemment le livre est savoureux et présente le grand avantage d'être écrit en français de Belgique (ou de Bruxelles plutôt), ce qui nous permettra de retrouver certaines expressions abordées dans les billets de juin dernier (La Minute belge 1, 2 et 3). Vous pourrez parcourir les premières pages du bouquin en cliquant sur la couverture ci-dessus. Mais revenons à la discographie de ce drôle de gusse qui est passé du rock à la chanson française (belge) en goûtant aussi au raï, à la musique latine (voire cubaine), au jazz (avec big band), au blues (plus américain que nature), à la pop, au rap, etc... Marka aime tout et chante tout ce qui lui passe par la tête et les doigts, cela donne les albums suivants que vous pourrez écouter sur Spotify en cliquant sur les pochettes comme d'hab. 

lundi 27 septembre 2021

Belmondo toujours


Marka nous pardonnera encore car, pour cerner complètement le personnage Belmondo, il fallait bien un billet de plus minimum. D'abord il restait 25 films du comédien à vous faire découvrir, les moins connus, les moins commerciaux mais pas nécessairement les moins bons tant s'en faut. Ce sera dans la deuxième partie du présent article car avant cela, on abordera quelques facettes intéressantes du comédien disparu comme, par exemple, sa relation avec les femmes. Belmondo était un grand séducteur, il se maria deux fois (avec Élodie Constantin et Natty Tardivel) et eut aussi des liaisons avec Ursula Andress, Laura Antonelli et Maria Carlos Sotto Mayor. Belmondo avait aussi une grande passion pour le sport (principalement pour la boxe) et cela l'avait conduit à effectuer lui-même les scènes périlleuses de ses films, ainsi certaines de ses cascades sont restés des scènes d'anthologie du cinéma français. On pourrait parler aussi de sa bande de copains, de sa relation avec les cinéastes de la nouvelle vague et avec pratiquement tous les plus grands réalisateurs (Godard, Truffaut, Resnais, Malle, Sautet, Chabrol, Melville, Clément, Verneuil, Becker, Lautner, De Broca, Rappeneau, Oury, Deray, Giovanni, Labro, Zidi, Leconte), de sa rivalité avec Alain Delon, de sa carrière au théâtre, etc. Il n'y a pas de discussion là-dessus, Belmondo était un personnage hors-normes et surtout comme certains autres grands comédiens (De Niro, Kirk Douglas, Michel Simon,...), c'était aussi une gueule, une aubaine pour les caricaturistes et les dessinateurs de BD qui s'en sont beaucoup inspirés à commencer par l'immense Jean Giraud pour son personnage fétiche Blueberry.  
 

 

mardi 14 septembre 2021

Belmondo encore

 

Le brave Marka devra attendre encore une semaine car le dossier Belmondo est loin d'être clos. Une semaine après la disparition du comédien, les hommages et les marques de sympathie se succèdent. Le grand Bébel a fait la une de tous les journaux et magazines depuis le 6 septembre dernier et certains lui ont même consacré de nombreuses pages de leurs éditions comme Libération (12 pages), L'Obs (15 pages), Le Point (le numéro 2560 en entier avec un spécial de 100 pages). Du jamais vu ou presque, en tous cas pour un comédien, seuls les grands politiques ayant droit normalement à de semblables traitements. Avec Bébel, les titres des articles consacrés à son décès étaient faciles à trouver puisque beaucoup de ses films avaient des titres parfaits pour ces panégyriques jounalistiques depuis Le Magnifique à Itinéraire d'un enfant gâté. Ainsi on a pu lire dans la presse la semaine dernière "L'As des As" (Le Figaro), "Le Magnifique" (La Provence, Le Télégramme, Le Parisien), "Jean-Paul Belmondo, le dernier souffle" (Les Échos), "Belmondo, la mort d'un géant" (Ouest-France), "Flamboyant, populaire et 100% français" (Marianne), "Le panache, la vie, l'amour, la France" (Le Point), "Itinéraire d'un acteur surdoué" (L'Obs), Une bébel histoire (Télérama), "La vie Bébel" (Libération). On a eu droit aussi à quelques éditoriaux émouvants comme celui de Christophe Lucet dans Sud-Ouest ("Au revoir l'ami"), de Grégoire Leménager dans L'Obs ("Un héros si souriant"), d'Étienne Gernelle dans Le Point ("Belmondo ou le principe de non-précaution") ou de Paul Quinio dans Libération ("Insouciance"). Le diablogueur avait publié en 2015 un vidéo sur l'acteur dans un billet consacré à l'émission Karambolage. Revoyons donc le document qui a l'avantage d'être sous-titré en français.

 


lundi 6 septembre 2021

Bébel au paradis

  

Le billet de cette semaine devait être consacré à Marka, malheureusement un certain Jean-Paul en a décidé autrement. La France est en deuil après l'annonce cet après-midi de la disparition de Monsieur Belmondo, sans doute un des personnages les plus populaires et charismatiques que le cinéma français ait donné. Il nous a quittés à 88 ans mais déjà en 2001, sa carrière de comédien avait été sévèrement compromise après un accident vasculaire. Malgré tout, Bébel nous a laissé plus de 70 films, tournés entre 1957 et 2011, sans oublier, sa belle carrière sur les planches des théâtres avec une bonne trentaine de rôles. Évidemment la nouvelle a suscité une grande émotion chez nos voisins, en voici la preuve avec l'ouverture du journal de 20h de TF1, dédié intégralement au comédien disparu.

En dépit de sa (quasi) retraite forcée, le comédien demeurait un des grand chouchous du public français, et réellement, seuls Gabin, Bourvil, Fernandel ou De Funès ont pu rivaliser avec le grand Bébel. Le diabl@gueur vous propose de passer en revue sa riche filmographie, en commençant par 15 de ses films les plus populaires dont vous devrez retrouver les titres à partir des affiches. Cliquez sur les pochettes si vous avez besoin d'aide ou si vous voulez en savoir plus. 

L'as des as
Jules et Jim
À bout de souffle